Un hiver sans Guillaume Quelque part dans le sud tag:travellerspoint.com,2007-11-21:/blog/?domain=hiversansguillaume 2008-02-12T22:38:28Z lomtron img/travel-blog-feed.png Uruguay part 2 tag:travellerspoint.com,2008-02-12:/blog/?domain=hiversansguillaume&thisblog_entryid=13&entryid=96070 2008-02-12T22:38:28Z 2008-02-12T22:38:28Z Pam pam pam...! Arrivée triomphale de l'Uruguay-mobile avec Alexis le magnifique au volant de... bon je me rappelle plus le nom du char, mais ça avait l'air vraiment trippant pour les amateurs de chars. En route! Je vais résumer ici parce que c'est un peu redondant, mais on s'est rendu jusqu'à Punta del Diablo (à environ 40 km du Brésil) en se tappant toutes les plages tranquilles. On s'est même loué une petite planche de ... Pam pam pam...! Arrivée triomphale de l'Uruguay-mobile avec Alexis le magnifique au volant de... bon je me rappelle plus le nom du char, mais ça avait l'air vraiment trippant pour les amateurs de chars. En route!

Je vais résumer ici parce que c'est un peu redondant, mais on s'est rendu jusqu'à Punta del Diablo (à environ 40 km du Brésil) en se tappant toutes les plages tranquilles. On s'est même loué une petite planche de bodysurf pour une journée et je me suis éclaté comme un petit fou.

On a bien mangé, bu toutes sortes de vins colorés (allant du roble au rosé). On a joué au Yathzee sur mon cellulaire. Jo nous a fait hurler de rire en criant comme un perdu après les vaches qui se retournaient ahuries systématiquement. On a vu des étoiles à l'infini et je saurai toujours retrouver Orion grâce à Alexis.

On a cuit comme des homards et roulé dans des paysages dignes de l'Afrique: des steppes à perte de vue avec des oasis d'arbres si maigres et si hauts qu'on aurait pas été étonné d'y voir broûter une girafe.

Digne de mention: notre après-midi à Cabo Polonio où on a vu des Lobos de mar (je pense que l'équivalent c'est lion de mer ou otaries...???) dans leur habitat naturel à quelques centimètres de nous!!! À couper le souffle. On les a observer un bon 2 heures avant de rentrer avec le 4X4. Maude et moi nous sommes amusés à inventer toutes sortes d'histoire sur le chauffeur qui peinait à garder le contrôle de spm véhicule obsolète... mais avec une dignité, une DIGNITÉ!

Retour sur Montevideo baigné dans un coucher de soleil rouge sang, puis fushia, puis rose et finalement violet avant de mourir dans l'océan.

Je suis parti de nuit par le gros Buquebus en laissant les copains dans leur auberge un peu broche-à.-foin. Ça m'a épuisé, mais j'ai finalement terminé les Frères Karamazov au moment ou l'aube se levait sur le pont du traversier...

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Vamos a la playa! tag:travellerspoint.com,2008-02-11:/blog/?domain=hiversansguillaume&thisblog_entryid=12&entryid=95813 2008-02-11T19:39:50Z 2008-02-11T19:37:07Z Arrivés à Colonia nous décidons d'y passer l'après-midi. Bâtisses coloniales colorées pastel et courtes sur pattes, allées et ruelles bordées de fleurs, la ville me fait penser aux villes du sud mexicain. Et surtout, on voit la mer de presque chaque coin de rue... Quel bonheur!!! Nous laissons nos bagages dans une auberge. La madame n'est pas très enchantée, mais c'est quand même le secrétariat touristique de l'endroit qui nous a donné le nom de ... Arrivés à Colonia nous décidons d'y passer l'après-midi. Bâtisses coloniales colorées pastel et courtes sur pattes, allées et ruelles bordées de fleurs, la ville me fait penser aux villes du sud mexicain. Et surtout, on voit la mer de presque chaque coin de rue... Quel bonheur!!! Nous laissons nos bagages dans une auberge. La madame n'est pas très enchantée, mais c'est quand même le secrétariat touristique de l'endroit qui nous a donné le nom de la place. Nous allons nous tremper les pieds dans l'eau et je fais des ricochets avec Katya. Je fais bien rire les deux Françaises parce qu'après avoir donné des conseils à Katya sur la façon de lancer, je ne bats vraiment pas des records. Nous reprenons la route quelques heures plus tard pour Montevideo où nous arrivons dans la soirée. Alors je ne sais pas si c'est à cause de tout ce que j'ai entendu sur la capitale, mais c'est la première fois que je ne me sens pas du tout en sécurité. En même temps, les gens n'ont jamais été aussi accueillants dans une grande ville; ils ne tarissent pas d'informations en prenant le temps de bien se faire comprendre, ils demandent d'où on vient, paraissent enchantés, nous avertissent des coins à éviter... En arrivant dans le quartier ciudad vieja (un des plus obscurs) on se met en quête d'un hôtel. On nous dit que tout est complet, mais en se séparant, je finis par trouver avec Katya un petit hôtel pas trop chic et un peu suffocant, mais propre avec 2 chambres doubles de disponibles. Voilà le hic, je vois tout de suite que Katya est mal à l'aise dès qu'il apparaît qu'on pourrait dormir dans le même lit (moi et ma gueule de violeur). À sa défense, je dois dire que je l'ai un peu cruisé à Buenos Aires, mais rien de bien méchant et je croyais qu'on était bons amis... anyway... j'accuse le coup discrètement et je la rassure aussitôt sur le fait que je n'ai pas de problème à dormir sur le plancher (hein Ève? Hein Alexis? Hein Magalie? ); je dors bien partout. Ça passe.

On sort devant l'hôtel pour consulter les Françaises qui sont disparues. Je suis en tabarnak parce qu'elles se poussent souvent sans rien dire, mais en plus là on est planté en plein milieu du quartier obscur avec un <dude> qui fait du kung fu dans le vide, visiblement saoûl et qui nous demande de l'argent. Bref, je la trouve pas drôle d'être obligé de poireauter, seul, coincé avec une Mexicaine qui me toucherait pas avec un bâton... Les filles reviennent 15 minutes plus tard avec une autre proposition: un hôtel qui va nous revenir un peu plus cher que l'autre, mais qui est <buena onda> et surtout avec 2 dortoirs... 1 pour les filles et une petite chambre pour moi. Ça me fait rire un peu, j'ai vraiment l'impression qu'on encage le fauve, mais en réalité je suis plutôt heureux de pouvoir ronfler sans m'inquiéter et... de dormir seul finalement. Ma fenêtre au 3ème étage donne sur une rue fêtarde assez bruyante, mais je dois la laisser ouverte parce que sinon j'étouffe. Au petit matin, quelque chose a déjà changé dans la façon dont j'entrevois le voyage en Uruguay. J'étais plus qu'enthousiaste d'accepter l'invitation des filles, mais je ressens le même malaise que j'avais dans le nord-ouest argentin. Il y a un double discours: <Allez vient! Mince que tu ne viennes pas... Allez! Ce sera bien. Et en même temps tout est en oeuvre pour bien faire sentir que ce devrait être un voyage de filles...> Jo mk'aura prévenu. J'entreprends de rejoindre Jo, Alexis et Maude par internet. J'apprends qu'ils arrivent le soir même en Uruguay: parfait. De la salle commune à ma chambre, impossible de croiser les filles qui se sont passé le mot pour être invisibles. Qu'il en soit ainsi!

Je pars découvrir la ville en solitaire. C'est une très belle journée un peu venteuse. Je vais rendre visite aux pêcheurs installés le long de la grève. Je suis éclaboussé par les vagues éclatant sur les rochers et ça devient presque un jeu qui m'amuse beaucoup d'y échapper. Je m'enfarge dans une ligne à pêche sous les yeux découragés d'un bonhomme. Ensuite je erre un peu de ci de là jusqu'à l'heure du souper où j'ai donné rendez-vous aux copains devant le monument du Libertador. Que je suis content de les retrouver. On va se tapper une bonne bouffe dans le quartier cher et après on va prendre un verre. Alexis me paye le shooter le plus dégueulasse du monde. Liqueur d'oeuf, crème de menthe, grenadine et une autre affaire brune ce devait être du rhum. On voit tous les étages de couleur. Évidemment je suis obligé de le descendre. Les filles arrivent par hasard. C'est un drôle de mood. Pauline est toute câline tout d'un coup: est-ce que je les accompagne à Valizas? Elles ont trouvé une plage tranquille. Bon, ça ne me dis rien, mais j'ai hâte de quitter Montevideo et les copains veulent y rester une autre journée. Je décide de les suivre pour enquêter sur les lieux pour fixer un autre rendez-vous aux potes. Évidemment: quelle mauvaise idée.

Je passe quand même de très beaux moments. En arrivant, tout semble complet et on doit chercher un bon moment en refusant des offres pas possiblement chères avant de croiser, par hasard, une hippie visiblement saoûle et de mèches avec tous les louches du village qui nous offre une petite maison en bois sur le bord l'eau (!). Est-ce que j'ai dit MAISON... C'est plutôt un tas de planches montées sur 2 étages faisant un genre de construction poussiéreuse et un peu insalubre, mais relativement stable et peuplée de grenouilles... On y reste le temps de se demander s'ils vont revenir nous voler et on plonge dans la mer!!!

L'eau est délicieuse; une petite coche en-deça de rafraîchissante. Un poisson fait surface de temps à autre en me faisant faire un saut et gigoter un peu comme une fillette: IHI-aaa-yuyou! Ensuite je vais visiter le village et grignoter un peu. Seuls autre faits marquants: un coucher de soleil sur les dunes au son d'une guitare, une bière dégustée sur la plage sous un ciel gorgé d'étoiles et... les filles qui se sont perdues dans le noir et que j'ai attendu jusqu'à 4 heures du matin, un peu inquiet. Katya est tombée amoureuse de un ou deux Uruguayens alors je l'ai seulement croisé au petit matin. Je me suis hâté de faire mon sac pour rejoindre les copains qui finalement venaient me chercher avec une voiture louée!! J'ai lâché un <Adios chicas!> volontairement un peu snob et je suis sorti sans attendre de réponse... (à suivre)

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Post-Patagonie tag:travellerspoint.com,2008-02-08:/blog/?domain=hiversansguillaume&thisblog_entryid=11&entryid=95336 2008-02-08T15:31:47Z 2008-02-08T15:31:47Z Me revoici en Argentine après un périple extraordinaire dans les massifs patagoniens argentins et chiliens. Tappez El Chalten, Fitz Roy, Cerro Torre ou Torres del Paine sur google images pour avoir une petite idée. Après des adieux plutôt émouvants avec Catherine (nous nous sommes séparés à Santiago elle partant vers le nord du Chili et moi traversant à travers l'Acacongua jusqu'à Mendoza) je suis resté coincé 5 heures à la douane Chili-Argentine. En fait, un voyage qui ... Me revoici en Argentine après un périple extraordinaire dans les massifs patagoniens argentins et chiliens. Tappez El Chalten, Fitz Roy, Cerro Torre ou Torres del Paine sur google images pour avoir une petite idée. Après des adieux plutôt émouvants avec Catherine (nous nous sommes séparés à Santiago elle partant vers le nord du Chili et moi traversant à travers l'Acacongua jusqu'à Mendoza) je suis resté coincé 5 heures à la douane Chili-Argentine. En fait, un voyage qui devait durer 7 heures en a duré 12. Finalement, tout était fermé en arrivant au Terminal où j'ai finalement passé la nuit à essayer de dormir sur les bancs de la gare, attaché à mes sacs, à me faire réveiller par les gardiens de sécurité à toutes les heures jusqu'à ce que j'en aie assez et que je me paye un café du petit monsieur avec son thermos qui criait CAAAAAAAAAAAAAAFIIII! cAAAAAAAAAAAAAAAFIII!!!! Entre 2: Cambio, Peso, Dolares!!!!!!!!!!!!! de l'autre. Entre 2 tounes des années 80 dès que sonne 5h30... Bref, une super nuit...

Finalement, j'ai attrapé le premier bus qui partait pour San Juan à 6h et c'est de là que je vous écris, un peu dans la brume, renouanat tranquillement avec le Nord-Ouest argentin. Les quelques 2 semaines passés dans la tranquillité des montagnes m'ont laissé un peu sauvage et je m'accoutume mal ne serait-ce qu'aux petites villes. Malgré tout, j'ai eu grand plaisir à retrouver l'amabilité du nord et les accents. Le coût de la vie moins cher aussi. D'ailleurs, je crois terminées les expéditions. Je m'étais arrêté à San Juan pour visiter la Valle de la luna et ses paysages désertiques lunaires, mais le prix m'a quelque peu rebuté. Pas de déception cependant; je me dis à la prochaine. Pour le moment, j'ai juste envie de m'asseoir tout seul et lire. Dernière acquisition: L'ESPOIR, de Malraux.

C'est étrange ce que peuvent faire sur le corps des changements aussi radicaux, même en voyage: passer des glaciers aux montagnes du nord, du Chili à l'Argentine, du voyage à deux à la solitude. J'ai également accumulé énormément de beauté... j'ai un genre d'overdose... Je pense beaucoup; j'ai du temps pour penser. Je suis dans un double état à la fois d'extrême sensibilité et de détachement. La lecture me touche particulièrement. Les romans que je lis évidemment, mais aussi chaque mot que je lis des copains a une résonnance particulière. Toujours profonde. Chaque détail est important. Je pense que pour la première fois depuis le début du voyage, je m'ennuie. Pas en général, évidemment, mais de certains têtes à têtes, de rire et de voix connus.

En attendant, il fait soleil sur la péatonal où je vais continuer à marcher. Je suis fatigué, mais habitué que je suis à la tente et aux matrimoniales partagés avec Cat, je n'ai pas trop hâte au dortoir avec les 2 Australiens. Une autre réadaptation.

Demain, je remonte toujours vers le Nord vers Tucuman. Ensuite, par une autre route que la première fois, rendez-vous au Carnaval de Humahuaca où je ferai un coucou à la famille Pacheco qui m'avait si bien reçu la première fois.

J'écris la suite de l'Uruguay prochainement.

xxx

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Que s'est-il passé? tag:travellerspoint.com,2008-01-15:/blog/?domain=hiversansguillaume&thisblog_entryid=10&entryid=92097 2008-01-18T16:52:01Z 2008-01-15T16:37:22Z Je crois que je ne poursuivrai pas Iruya. Pas tout de suite en tous cas; trop a été passé sous silence depuis ma dernière contribution au blog. Je dois dire pour ma défense que j'ai été passablement occupé comme vous pouvez bien l'imaginer et aussi que l'accès payant à internet est plutôt fastidieux. En fait, je ne peux souvent pas aller sur ma page d'édition parce que le logiciel "anti-porn" des cybers la détecte en tant que ... Je crois que je ne poursuivrai pas Iruya. Pas tout de suite en tous cas; trop a été passé sous silence depuis ma dernière contribution au blog. Je dois dire pour ma défense que j'ai été passablement occupé comme vous pouvez bien l'imaginer et aussi que l'accès payant à internet est plutôt fastidieux. En fait, je ne peux souvent pas aller sur ma page d'édition parce que le logiciel "anti-porn" des cybers la détecte en tant que telle (comme si c'était de la pornographie)... bon bon j'entend déjà les méchantes langues faire feu de tout bois avec des blagues douteuses, mais je leur coupe l'herbe sur le pied en ajoutant: HISTOIRE VRAIE: ce matin pour vérifier la sensibilité du logiciel (et pour jeter un oeil sur le score des Expos), j'ai tappé l'adresse de cyberpresse.ca. Hors, j'ai à peine eu le temps d'apercevoir le bouille sympathique et surtout lubrique de Mme Marois qu'un écriteau violet est apparu affichant: This website cannot be viewed by the user for unacceptable adult content. J'ai un peu ri.

Mais trève de digression. Je prévois retourner dans le Nor-Oeste vers le début de février. Qui sait? J'en profiterai peut-être pour finir le roman d'Iruya. Pour l'instant... que s'est-il passé?

On se rappellera d'abord que j'étais revenu dans la capitale après avoir fêté Noël à Mendoza. Il y eut ensuite le jour de l'an. En compagnie des mêmes lurons avec, en prime, la merveilleuse Catherine Larochelle que j'ai eu le bonheur d'aller chercher à l'aéroport et de prendre sous mon aile lors des premiers jours suivant son arrivée à Buenos Aires. El año nuevo s'est déroulé en grandes pompes sur la Terrasse de Pasco (l'appartement dont je parlais dans les premiers blogues). Nous avions tout prévu pour défoncer 2008: plein de viandes, légumes et fromages sur l'asado, une demi-douzaine de bouteilles de mousseux, quelques bouteilles de rouge, plein de bière, de la musique, des copains des quatre coins du monde et surtout... surtout... eh oui: des pétards!!!!!!! On ne s'est pas fait prendre au dépourvu cette fois et Jonathan, Alexis et Maude ont fait le plein de fuegos artificiales pour qu'on puisse participer au délire. Il y en avait des toutes sortes: Des petites fusées qu'on place dans des bouteilles vides et qui décollent (en théorie) avant d'exploser à une dizaine de mètres du sol, des paquets qu'on allume et qui exlosent en rafales PAPAPAPAPA! (se sont les préférés d'Alexis), des gros qu'on sait juste pas ce qui va arriver et qui n'ont pas de mode d'emploi... juste le stress de jouer avec ça alors qu'on est pas des artificiers était suffisant pour qu'on crie comme des enfants (avec vidéo pour le prouver). C'était tellement... parfait!!! Et sans incident... majeur. On a quand même eu la frousse une ou deux fois (dans le cas de Maude je dirais plus 12 ou 13 fois) notamment quand l'Allemand est arrivé avec sa Bombe allemande: une grosse cochonnerie qui donne l'impression que l'édifice lui-même dans sa structure la plus intime est en péril. 5 4 3 2 1... temps.... pshhhshhhshh et KABOUM! dans les airs! On a senti le souffle de l'engin qui nous passait au-dessus de la tête dans une direction plus ou moins improvisée avant d'éclater en feu de joie une bonne vingtaine de mètres plus haut! On crie de soulagement, on est impressionné, bravo l'Allemand! Après ça se gâte un peu parce que tout lui semble ridicule à côté et il essaie de transformer des petites fusées en quelque chose d'autre et de plus dangereux... ça revole dans le monde, le monde aime pas ça, le ton monte: FINIS LES PÉTARDS!!! On danse! Catherine a tenté de rafraichîr mes pas de salsa avec plus ou moins de succès, mais on a rit comme des fous surtout quand Alexis et elle nous ont offert un duo de danse contemporaine... à mourir...

Quelques jours plus tard, c'est le départ pour l'Uruguay. Après avoir hésité entre le Brésil tout seul (rejoindre un des comédiens du cauchemar belge avec qui j'ai gardé contact) et l'Uruguay avec Katya et les deux françaises malgré le manque flagrant de chimie lors de notre premier voyage dans le Nord-Ouest. Vous l'avez deviné, je pars avec les filles. D'abord, nous passons la journée à Tigre avec Katya et ses amis, les filles, Alexis, Maude et Jonathan. C'est une ville en banlieue de Buenos Aires, à 1 heure de train environ, composée d'îles luxuriantes entre lesquels on se déplace en kayak ou en bateau à moteur et qu'une navette relie au reste du monde à toutes les heures pendant la journée. C'est hallucinant de voir la station service avec ses deux quais et ses pompes libre-service. Il y a de très jolies maisons en bois parfois décorées de fleurs, souvent envahies par la végétation. La journée où nous y allons, il règne une chaleur tropicale, étouffante. Après une bonne bouffe, les garçons profitent même de la rivière pour se rafraîchir malgré son étrange couleur brune opaque, son fond insondable et sa température de bain tourbillon. En après-midi, on s'embrasse, on se quitte. Les québécois restent un peu pour visiter l'hrrible Casino de Tigre. À mon avis, ça ressemble beaucoup aux salles de réception qu¡on peut louer à Laval pour des partys de bureau ou autres réceptions. Avec les murs en tapis... Imaginez ça sur plusieurs étages avec des serveuses "VIP" en costume rouge bouffant et brillant style hôtesse de l'air d'un film impossible de la fin des années 60 qui fait un gros cul... Et des machines à sous... On est pas resté longtemps.

Je raccompagne les tout-petits à la station de train et insiste pour qu'ils viennent me rejoindre sur la plage dans les prochains jours. Moi, je vais rejoindre les filles à l'auberge de jeunesse où nous nous installons pour attraper le bateau de 7h30 le lendemain matin. Je passe une nuit horrible en compagnie de 2 américains qui atterrissent à 2 h du matin et qui vont ronfler jusqu'à mon départ 4h plus tard.

L'embarquement du bateau est fastidieux; tout est broche-à-foin. Il y a à peu près 200 personnes réunis dans un tout petit espace et divisées en 4 ou 5 files d'attente qui s'entortillent, s'entre-mêlent si bien qu'on ne sait plus où on attend et pourquoi. On nous avait dit d'arriver 1h d'avance, on part 2h30 en retard. Par contre, la balade vaut la chandelle. Contrairement aux Buquebus (gros traversiers qui coûtent une fortune et sont beaucoup plus rapides parce qu'ils coupent directement à travers le Rio de la Plata), le petit bateau doit longer les rives, emprunter des canaux, traverser des îles; c'est magnifique!

Nous arrivons en Uruguay vers midi. Nous traversons les douanes sans peine avant de prendre un autobus pour Colonia... (à suivre)

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Iruya (le roman) 2 tag:travellerspoint.com,2007-12-28:/blog/?domain=hiversansguillaume&thisblog_entryid=9&entryid=90129 2007-12-28T16:30:46Z 2007-12-28T16:30:46Z 28 décembre, me voilà de retour dans la capitale. Joyeux Noël à tous. Je vais bien, mais j'étais épuisé, hier en descendant de l'autobus. J'ai même dû refuser l'invitation de Katya (une très très jolie Mexicaine) d'aller prendre un verre avec les copains. Je vais devoir trouver un moyen de remettre ça. Le 25 décembre, J'ai croisé Alexis et Maude à Mendoza pour la Noël. Ils avaient préparé leur appartement comme il se doit: ... 28 décembre, me voilà de retour dans la capitale. Joyeux Noël à tous. Je vais bien, mais j'étais épuisé, hier en descendant de l'autobus. J'ai même dû refuser l'invitation de Katya (une très très jolie Mexicaine) d'aller prendre un verre avec les copains. Je vais devoir trouver un moyen de remettre ça. Le 25 décembre, J'ai croisé Alexis et Maude à Mendoza pour la Noël. Ils avaient préparé leur appartement comme il se doit: tableaux de la nativité et de la Passion, sapin, crèche, nappe avec des cloches etc. Nous avons manger des empanadas en buvant du bon vin. Nous avons clôturer en errant dans les rues de Mendoza au bruit des millers de pétards en buvant du mousseux au goulot...

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(La suite)

et... je LA vois.

Mon premier regard posé sur Elle est en fait un "double-take"; vous savez, il s'agit d'un premier coup d'oeil bref et distrait suivi immédiatement et par réflexe d'un second qui tient à s'assurer que le premier a bien vu ce qu'il a vu. En fait, je la devine plus que je ne la vois parce que l'intérieur du véhicule est sombre et qu'elle est à contre-jour, de profil à la fenêtre. Mais à partir de ce moment, Elle devient un sujet fascination ou, mieux encore, la conviction profonde que tout jusqu'ici devait me mener jusqu'à elle. Aussi soudainement qu'une éclaircie dans un ciel opaque, la journée devient radieuse et la route incertaine vers Iruya, un monde de possibles.

Au moment où je m'assois, Elle est en pleine conversation mi-anglais mi-castellano avec une jeune femme rousse, une Écossaise comme je l'apprendrai plus tard. Étant installée dans la rangée précédente et opposée à la mienne, à ma droite, je peux l'observer à loisir sans qu'elle s'en aperçoive (si je le fais discrètement). Et ce n'est pas une chose aussi simple qu'il n'y paraît, c'est à dire que je n'ai pas du tout envie de la regarder discrètement. Au contraire. Je n'y pense pas alors, mais en écrivant ces lignes, je me rappelle un film récent, divertissant sans plus dont j'oublie le nom et dans lequel un jeune étudiant peintre et insomniaque se découvre le talent d'arrêter le temps mentalement pour observer ses modèles à loisir. Dans une allée d'épicerie, partout. Il les dénude avec une simplicité respectueuse, passionnée et essaie de décrire ce qui les rend uniques, belles. Pour les peindre plus tard. C'est ce que je voudrais pouvoir faire. Mais n'allez surtout pas imaginer que j'essaie de la déshabiller des yeux. Non, le sens d'observation que j'exerce ici en est un beaucoup plus subtil. Je dois m'astreindre à la sentir, dans l'air: ses mouvements aussi infimes soient-ils, ses mots à peine audibles tout en m'efforçant de regarder partout ailleurs... et si parfois mes yeux se posent sur Elle, c'est par hasard parce que je regardais le paysage à travers sa fenêtre... Heureusement, il y en a des choses à regarder, une infinité... (à suivre)

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Iruya (le roman) tag:travellerspoint.com,2007-12-23:/blog/?domain=hiversansguillaume&thisblog_entryid=8&entryid=89748 2007-12-23T15:02:03Z 2007-12-23T14:57:34Z Je prends pour acquis que vous venez voir le blogue de manière volontaire alors je ne m'excuserai pas de la longueur des mes petites histoires, Sachez seulement que j'essaie vraiment de m'en tenir à l'essentiel, mais que l'essentiel est parfois difficile à saisir. J'ai quand même décidé de séparer la prochaine chronique en différentes parties questions d'alléger la lecture et de créer un suspense? Ça s'est passé il y a déjà près d'une semaine et ça fait ... Je prends pour acquis que vous venez voir le blogue de manière volontaire alors je ne m'excuserai pas de la longueur des mes petites histoires, Sachez seulement que j'essaie vraiment de m'en tenir à l'essentiel, mais que l'essentiel est parfois difficile à saisir. J'ai quand même décidé de séparer la prochaine chronique en différentes parties questions d'alléger la lecture et de créer un suspense? Ça s'est passé il y a déjà près d'une semaine et ça fait suite à Jujuy sous la pluie.

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Je ne nais pas comment raconter la prochaine partie du voyage. Ni même si je devrais. C'était peut-être un songe après tout. C'est à dire que j'ai parfois l'impression que ce qui m'arrive n'existe que quelque part entre ma tête et une espèce d'aura sensible autour de moi qui perçoit la <réalité>, mais que rien ne peut être partagé. Des événements se déroulent autour de moi et en moi, mais il semble que je sois le seul témoin de la projection de film privé appelé ma vie. Évidemment me répondrez-vous, mais en toute modestie, je trouve cela dommage parfois tellement c'est beau. Désolé pour cette curieuse introduction, je ne suis même pas convaincu qu'elle serve à situer un éventuel lecteur pour comprendre ce qui suit. En fait, comme le cours du voyage m'oblige à écrire en décalage (assez important), c'est surtout un moyen détourné pour me replonger dans mon bref séjour à Iruya. Les événements qui suivent se révéleront probablement banals en relecture; ils me semblent déjà moins vifs, mêlés qu'ils sont aux aventures des derniers jours. Mais pardon, cher lecteur, d'exercer ta patience. Voici plutôt.

Déjà en arrivant à Humahuaca, ma décision est prise concernant la prochaine destination. Les filles et moi en avions parlé ensemble et c'est un projet qui m'avait plu immédiatement: une ville pittoresque nichée dans les montagnes tout au bout d'un chemin de terre interminable, sinueux et périlleux. Le minuscule village est en même temps la fin de la route et on ne peut aller plus loin dans cette direction. Après, il faut rebrousser chemin ou s'installer à Iruya.

Au réveil, Humahuaca est toujours grise et je suis moi-même dans un état brumeux (j'en oublie un petit sac de plastique contenant des comprimés de pénicilline pour mes dents de sagesse sur le lit). Il est 10:00 et je dois me dépêcher pour attraper le premier colectivó de la journée qui est à 10h30. Sinon, il faut attendre 6 heures pour le prochain et dernier. Je dois également faire le plein de pesos au seul guichet du pueblo... je prends quand même le temps d'avaler un café en vitesse au terminal. Course au guichet qui, par malheur, refuse ma carte systématiquement. C'est une tare parce qu'il n'y a aucun moyen de retirer à Iruya ni d'utiliser une carte de crédit. Et je ne suis pas encore à sec, mais ça s'en vient. C'est tout de même une drôle de sensation de penser qu'on pourrait rester coincé quelque part...

J'arrive à temps et je m'installe dans le petit bus bleu bancal sur lequel on peut lire IRUYA en lettres moulées style western. Je monte à bord, trouve mon siège qui donne sur la fenêtre et... je LA vois... (à suivre)

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La suite... Jujuy sous la pluie tag:travellerspoint.com,2007-12-19:/blog/?domain=hiversansguillaume&thisblog_entryid=7&entryid=89432 2007-12-20T01:09:45Z 2007-12-20T01:09:45Z Alors donc, je quitte l'auberge et me dirige d'un pas pressé vers la station d'autobus pour attraper le même colectivò que les filles, je suis tout étonné de ne pas les apercevoir sur les lieux. Non plus à la boletería. J'achète tout de même mon billet pour Tilcara et je pars à l'heure prévue de 14:40. Le voyage est plutôt court et s'effectue tranquillement et joliment malgré que le ciel se couvre rapidement jusqu'à ce qu'il n'y ... Alors donc, je quitte l'auberge et me dirige d'un pas pressé vers la station d'autobus pour attraper le même colectivò que les filles, je suis tout étonné de ne pas les apercevoir sur les lieux. Non plus à la boletería. J'achète tout de même mon billet pour Tilcara et je pars à l'heure prévue de 14:40. Le voyage est plutôt court et s'effectue tranquillement et joliment malgré que le ciel se couvre rapidement jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de soleil du tout rendu à destination. À peine descendu, je croise les filles qui m'assurent avoir pris, elles-aussi, le colectivó de 14:40. Pourtant, elles peuvent attester comme moi que nous n'étions pas dans le même véhicule... mystère. Nous allons manger une bouchée dans un restaurant près du terminal. Nos retrouvailles me confirment l'idée qu'il serait préférable de se séparer quitte à se retrouver un peu plus tard. Comme je les aime bien et qu'elles sont gentilles et civilisées , chacun fourni son effort pour que ça s'effectue en douceur. La fortune vient alors nous donner un coup de main: une famille attablée juste à côté nous aborde (ou vice-versa je sais plus). Éventuellement, la maman nous invite à nous joindre à eux pour une excursion aux ruine Pucará. Les filles refusent poliment prenant la décision d'aller se renseigner pour un retour vers le sud. J'accepte.

Tout naturellement nous prenons deux directions opposées; on se retrouvera pour le jour de l'an à Buenos Aires.

Le site de Pucará est très beau surplombant toute la région. On voit des montagnes à perte de vue, désertiques et en même temps, par un miracle d'agriculture rappelant le travail des arabes en Espagne, il y a des jardins, des enclôs pour les animaux, des arbres rangés en rangs au milieu de cette étendue de pierres et terre. En vérité, Pucará est une reconstruction d'un site très ancien qui servait de forteresse aux habitants de la <localité>. J'ai droit à une visite guidée improvisée par l'oncle Espagnol et à des regards un peu perplexes et méfiants de la part des enfants. Il pleut et il fait froid alors je m'abrite dans les maisons de pierres multicolores pour constater qu'il y fait bon. Il y a une dizaine d'habitations, un mirador, un cimetière, une cour et un autel destiné aux sacrifices humains qui constituent l'église du village.

Après la visite, on me dépose en ville où je prends un café en jasant avec quelques locaux. Je prend également la décision de poursuivre vers le nord à Humahuaca, le soir même. Le trajet est un peu plus long qu'entre Purmamarca et Tilcara et les vitres embuées par la pluie et la condensation m'empêchent d'apprécier le paysage. Qu'à cela ne tienne, j'échange des regards amusés et des sourires avec la famille assise à ma droite, à l'arrière du colectivò. Nous rions parce que les bancs sont bancals et qu'ils jouent à la chaise musicale pour savoir qui sera coincé sur le banc détruit. Je propose ma place, ils refusent, c'est bien plus drôle ainsi. En arrivant à Humahuaca, je suis fourbu et il pleut à torrents. Je rentre dans la première auberge qu'on m'indique et accepte un peu à contre-coeur le prix exhorbitant de 40 pesos (12$US). Par contre, j'ai un baño privado et une chambre à moi tou seul ce qui me convient parfaitement. Dans mon guide de voyage qu'un ami d'un ami a eu la générosité de me prêter, la ville est décrite un peu comme étant sans intérêt véritable sinon qu'on peut y faire le plein avant de poursuivre au nord. Quand je me décide à aller prendre une marche dans la ville inondée pour prendre un verre, la ville est décidément morte. Dans ces régions, pas question de rester ouvert au cas zou! Non, il pleut, y'a personne, on ferme. C'est chouette de marcher dans les ruisseaux. Je finis par trouver un restaurant où je goûte à ma première Quilmes Negra en écoutant les Simpsons en espagnol.

Finalement je rentre me coucher et je ronfle sans aucun doute...

à suivre...

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Toujours plus au Nord tag:travellerspoint.com,2007-12-18:/blog/?domain=hiversansguillaume&thisblog_entryid=6&entryid=89363 2007-12-18T20:31:04Z 2007-12-18T20:31:04Z Ouf... Nous quittons donc Salta vendredi en après-midi, si je ne m'abuse (le temps a rarement été une notion aussi abstraite) pour atterrir à Purmamarca (Jujuy), un pueblito d'un peu moins de 1000 habitants réputé pour ses montagnes. En fait, le colectivo nous laisse au coin de 2 routes, au beau milieu de nullepart à quelques kilomètres de là. Ensuite, en théorie, il y a des remiss (genre de taxi) qui passent parfois... On doute un petit moment, ... Ouf...

Nous quittons donc Salta vendredi en après-midi, si je ne m'abuse (le temps a rarement été une notion aussi abstraite) pour atterrir à Purmamarca (Jujuy), un pueblito d'un peu moins de 1000 habitants réputé pour ses montagnes. En fait, le colectivo nous laisse au coin de 2 routes, au beau milieu de nullepart à quelques kilomètres de là. Ensuite, en théorie, il y a des remiss (genre de taxi) qui passent parfois... On doute un petit moment, puis une voiture apparaît, s'arrête, des gens en débarquent et nous avons le temps de courir pour demander au chauffeur s'il peut nous conduire. Ils nous dépose à l'entrée de la ville devant une auberge magnifique qui tient plus de la villa que d'autre chose et qui d'ailleurs est trop chère pour nos moyens. Pauline est déçue. Nous marchons ensuite dans cette ville minuscule débordante de chiens errants et couverte de poussière rouge. Le panorama est à couper le souffle malgré l'heure tardive et le ciel qui se couvre. Difficile cependant d'apprécier les 7 couleurs de la montagne...Ça devra attendre le lendemain. En attendant, nous dénichons, derrière une petite église, des habitations bon marché pour passer la nuit. L'employé se propose pour nous organiser une sortie pour les Salinas Grandes (grandes étendues de sel) le lendemain matin. Après avoir visité le cimetière, d'une façon un peu cavalière en passant sous les barbelés, nous trinquons avec un Malbec de la région de Cafayate (Salta). L'air est délicieusement frais, le vin est doux. Nous mangeons dans la première peña que nous trouvons sans nous apercevoir que c'est l'attrape-touriste du coin. J'y mange pourtant un excellent cazuela de llama. Épuisés nous rentrons dans notre petite chambre pour y dormir. Il faut d'abord chasser quelques bêtes qui y avaient élu domicile dont une araignée plutôt énorme. Mathilde se propose pour cette tâche et elle en fera quelques cauchemars qui l'empêcheront de dormir... à moins que ce ne soient mes ronflements...

Le temps d'un café et d'une rencontre avec 2 charmantes mexicaines qui me résument leur voyage et nous partons pour les Salinas. Nous laissons nos sacs plus lourds pour n'emporter que le nécessaire. Alors, si la route de Salsa à Purmamarca était impressionnante de montagnes et de vallées, de crevasses, de jeu d'ombre et de lumière, celui qui mène aux Salinas dépasse l'entendement. Premièrement en sensations fortes: dans le car nous sommes un Québécois, 2 Françaises, 1 Porteño, 1 Suisse, un couple dont j'ignore l'origine et une mère qui de toute évidence est de la régions et son niño de 3 ans et demie tout au plus. Eh bien, à peine 15 minutes après le départ, le petit est malade. Le chauffeur nous avait dit de l'avertir, on l'averti. Il arrête pour le petit. Mais ça va continuer jusqu'au point culminant de 4100 mètres! jusqu'au no man's land où ils vont débarquer finalement, je crois que j'ai aperçu une maison en terre au pied d'une montagne où ils auraient pu habiter. Pobrecito!!! Il faisait vraiment pitié. Bref, sinueux, mais surtout vertigineux comme parcours.

En arrivant finalement aux Salinas après une heure et quelque de route, la première chose qui m'a frappée, ce sont deux bancs de sel entassés sur le bord d'une barraque. On aurait vraiment dit de la neige. Et à part le chemin de terre, c'est blanc à perte de vue. À la limite de l'horizon est, la pré-cordillière dont nous venons et à l'ouest, la coridillière des Andes. Et au-delà, le Chili. J'ai désespérément besoin d'un baño alors je cherche aux alentours en demandant aux locaux (quelles conditions arides!!) et j'ai fini par trouver le <spot>: une cabine en sel et en terre avec un trou rectangulaire où on peut se soulager CONFORTABLEMENT. Heureusement, ç'était un numéro 1 qui m'a coûté un demi peso pour la forme. Nous marchons jusqu'à la piscine des Salinas. Un peu comme à la plage, quand on gratte suffisamment dans le sel il y a de l'eau qui est d'ailleurs très froide. Les gens s'en servent pour enlever le sel de leurs mains ou de leurs accessoires de sculpture. La lumière du soleil réfléchissant sur le sel est complètement aveuglante et je dois marcher les yeux fermés à quelques moments. Un peu comme la neige au Québec en campagne, sauf que le soleil est plus fort. Après 45 minutes, 1 heure, nous rentrons.

Début d'après-midi, je souhaite aller marcher dans un sentier assez court qui grimpe dans la montagne et revient au village. Les filles sont pressées de partir. Nous mesurons un peu plus l'ampleur des effets d'une différence de temps sur le rythme du voyage: elles doivent être de retour pour le 21 décembre. Nous décidons de nous séparer et de nous retrouver à Tilcara. Seulement, tout de suite après leur départ, alors que j'avertis l'employé que je laisserai mon sac (qui est dans un coin sombre dans les jambes de personne) une demi-heure de plus pour aller marcher sur le chemin qu'il m'a proposé, le proprio (je crois) sans me regarder me dit que c'est inacceptable, que j'aurais dû quitter les lieux bien avant, qu'en plus les filles ont resali la toilette qu'il venait juste de laver... la totale. Alors le seul client des derniers jours est parti avec un Muchas Graçias! bien senti en emportant mon sac pour attraper l'autobus.

la suite prochainement...

Guillaume
xx

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Yo no soy un gaucho tag:travellerspoint.com,2007-12-13:/blog/?domain=hiversansguillaume&thisblog_entryid=5&entryid=88967 2007-12-14T05:11:36Z 2007-12-14T05:11:36Z Holà todos!!! J'espère que vous allez bien. Peut-être que vous espérez des détails croustillants sur mes nuits torrides avec les Salteñas... eh bien ce soir vous aurez des nouvelles de la bête que j'ai chevauchée tout l'après-midi. De un, c'est mâle... dont j'ai oublié le nom. Mais les responsables de la randonnée m'ont assuré que c'était un hijo de puta (très têtu). On parle de cheval depuis tout à l'heure. C'était magnifique: se balader comme ça ... Holà todos!!!

J'espère que vous allez bien. Peut-être que vous espérez des détails croustillants sur mes nuits torrides avec les Salteñas... eh bien ce soir vous aurez des nouvelles de la bête que j'ai chevauchée tout l'après-midi. De un, c'est mâle... dont j'ai oublié le nom. Mais les responsables de la randonnée m'ont assuré que c'était un hijo de puta (très têtu). On parle de cheval depuis tout à l'heure. C'était magnifique: se balader comme ça dans les champs de tabac avec les montagnes tout autour. J'ai adoré. Demain on repart vers le Nord , je crois. Vers un lac de sel. Peut-être qu'on traversera en Bolivie, on verra. Ça fait du bien d'être en mouvement.

On s'est tappé 20h d'autobus pour arriver à Salta et c'était une compagnie très chouette; les chauffeurs étaient très sympathique, on était assis au premier rang du 2ème étage avec une fenêtre immense sur la route. Je n'ai pas beaucoup dormi, mais ça m'a donné l'occasion de prendre une centaine de photos du levé de soleil.

Je suis sincèrement désolé pour les nouvelles envrac comme ça, mais je suis toujours dans un état de fatigue plus qu'avancé...

J'essaie de me reprendre prochainement avec des poèmes...

à bientôt!

guillaume

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Salta tag:travellerspoint.com,2007-12-12:/blog/?domain=hiversansguillaume&thisblog_entryid=4&entryid=88875 2007-12-14T05:12:22Z 2007-12-13T04:27:12Z Après 20 heures d'autobus nous sommes arrivés (nous étant Pauline, Mathilde et moi) à Salta dans le Nor-Oeste argentin. Nous nous installons dans une auberge appelée Terra Oculta (!?) pour y passer la nuit. Après avoir bien mangé ( le meilleur asado en terme de cuisson) et bien bu, je vais me coucher. Demain: promenade à cheval dans la montagne. Sinon, je suis en train de lire les Frères Karamazov de Dosteïvski. C'est jubilatoire. Hasta Prontò! ... Après 20 heures d'autobus nous sommes arrivés (nous étant Pauline, Mathilde et moi) à Salta dans le Nor-Oeste argentin. Nous nous installons dans une auberge appelée Terra Oculta (!?) pour y passer la nuit. Après avoir bien mangé ( le meilleur asado en terme de cuisson) et bien bu, je vais me coucher. Demain: promenade à cheval dans la montagne.

Sinon, je suis en train de lire les Frères Karamazov de Dosteïvski. C'est jubilatoire.

Hasta Prontò!

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Et deux semaines sont passées... tag:travellerspoint.com,2007-12-01:/blog/?domain=hiversansguillaume&thisblog_entryid=3&entryid=87753 2007-12-01T20:53:16Z 2007-12-01T20:47:01Z 1er décembre , il fait chaud et humide, mais le ciel est gris et plus lourd qu'à l'habitude. Je me remets d'une autre semaine plutôt chargée. J'aurais voulu faire d'une pierre deux coups et passer à la buanderie avant de venir écrire (toute ma garde-robe en a bien besoin: Fred, j'en suis rendu à porter le chandail blanc Patagonia qui met mes mamelons en valeur, mais il faut croire que les argentines aiment ça parce que je ne ... 1er décembre , il fait chaud et humide, mais le ciel est gris et plus lourd qu'à l'habitude. Je me remets d'une autre semaine plutôt chargée. J'aurais voulu faire d'une pierre deux coups et passer à la buanderie avant de venir écrire (toute ma garde-robe en a bien besoin: Fred, j'en suis rendu à porter le chandail blanc Patagonia qui met mes mamelons en valeur, mais il faut croire que les argentines aiment ça parce que je ne me suis jamais autant fait regarder dans la rue.) Cependant, c'était sans compter sur le fait que la fin de semaine tout est fermé à Buenos Aires. C'est littéralement mort. Alors je devrai attendre une autre journée avant de sentir le propre.

Apprendre une nouvelle langue est tout à fait épuisant et si j'étais plutôt confiant à mon arrivée et malgré toute ma bonne volonté, je trouve cela très frustrant d'être autant limité par le langage. Surtout que c'est pour moi une béquille exceptionnelle pour passer outre la gêne de pousser un peu sur l'emballage et de dire des niaiseries. Il faut dire que ce doit être une excellente chose pour moi d'être prisonnier dans le rôle de l'observateur, mais je dois dire que ça joue sur le moral. Ce qui ajoute à ma frustration, c'est que de tous les voyageurs qui m'entourent, je suis celui qui de loin maîtrise le moins bien la langue.

Sinon, je suis quand même plus à l'aise dans la ville. C'est peut-être pour ça que j'ai moins besoin d'écrire sur le blogue à tous les jours. Hormis le fait qu'il faille d'abord voyager un peu avant d'écrire sur son voyage, il y aussi qu'il se développe tout de même une espèce de routine. Quand on reste au même lieu un certain temps, ce qui nous arrive nous surprend différemment qu'à l'arrivée.

J'aurais pu appeler cette page-ci: las noches de vicio de Buenos Aires. Disons qu'avec les Amigos, c'est plutôt difficile d'être zen. Les soirés de fêtes jusqu'aux petites heures se succèdent joyeusement. Je n'ai pas recommencé à fumer, mais ça n'a jamais été aussi difficile. Par contre, j'ai un cellulaire. (soupir). Eh oui, je me suis finalement laissé convaincre. Il faut dire que c'est la seule façon efficace ici de se trouver. Il ne me suivra pas à Montréal cependant. Sinon, avant-hier nous sommes sortis au Club 69; une boîte de nuit branchée de Palermo. En gros, ça commence à se remplir vers 2h30, 3h. Personne n'arrive vraiment avant ça. L'endroit ressemble drôlement au Latulipe sur Papineau, mais avec l'ambiance de Chez Mado en plus trash. Ça commence gentiment avec des chorégraphies de travelos et de Monsieurs et de Madames avec pas beaucoup de linge sur le dos. Il y a toujours les mêmes personnages qui reviennent: un espèce de Pimp habillé en costume-motifs-léopard, un gars musclé habillé du cuir et le clou: un gros travelo aux traits asiatiques qui fait hurler la foule. J'ai trouvé l'ensemble assez improvisé et de facture plutôt <cheap>. Tranquillement ça dégénère. On passe par un numéro de breakdance tout droit sorti des annés 80 et puis on finit par avoir la totale: des filles avec des corps pas possibles qui se trémoussent ad vitam eternam dans des tenues infinimales et, éventuellement plus rien du tout sur le dos ou le reste. Curieusement, à ce point de la soirée, les gens en avaient pas mal rien à foutre du <spectacle>, étaient trop occupés à garder leur équilibre sur la piste de danse. On est sorti au petit matin, aveuglés par un soleil flamboyant. On est allé finir ça en dansant sur la terrasse de l'auberge espagnole (la maison de Jonathan).

Je suis allé voir un spectacle de théâtre, un spectacle de percussions et un autre de guitare-tango (Alexis tu aurais adoré). C'est compliqué d'aller voir des spectacles de théâtre parce que c'est souvent complet!!! Je me suis fait prendre deux fois.

J'habite dans mon nouvel appartement depuis la semaine passée (RD, oui
celui de Mike.) C'est très bien, mais là ça sente un peu le stuff à coquerelles. J'en ai tué une à bout portant, mais je je pense qu'elle est morte noyée avant que le produit fasse effet.

Je réécris bientôt.

ciao

Guillaume

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El tango y el boracho tag:travellerspoint.com,2007-11-23:/blog/?domain=hiversansguillaume&thisblog_entryid=2&entryid=86983 2007-11-23T21:33:45Z 2007-11-23T21:30:42Z Re-allo. Comme j;ai peine à me traîner aujourd;hui (on s est encore couché tard et un peu arrosé) et que je glande depuis tout à l;heure dans l;appartement, j;ai décidé de poser un acte un peu plus constructif et faire une mini-mise-à -jour des derniers événements. Avant-hier, je suis allé me promener dans San Telmo un Barrio situé à une heure de marche du coin où j;habite. J y étais déjà allé avec Jonathan prendre un verre le jour ... Re-allo. Comme j;ai peine à me traîner aujourd;hui (on s est encore couché tard et un peu arrosé) et que je glande depuis tout à l;heure dans l;appartement, j;ai décidé de poser un acte un peu plus constructif et faire une mini-mise-à -jour des derniers événements.

Avant-hier, je suis allé me promener dans San Telmo un Barrio situé à une heure de marche du coin où j;habite. J y étais déjà allé avec Jonathan prendre un verre le jour de mon arrivée. C est un quartier très beau avec des cafés et restaurants à profusion. Il y a également plusieurs boutiques d antiquités. Je suis tombé sur une rue particulièrement sympathique et je me suis laissé tenté par un spectacle assez intime de 2 guitaristes (et aussi par la jolie hôtesse qui faisait des frands sourires aux passants). D ailleurs, il me faudra bientôt vous livrer mes premières impressions sur les Argentines, mais pas tout de suite. Donc, je me suis laissé installé au bar et il y a eu un petit instant de malaise parce que la senorita m avait dit qu il y avait un prix d entrée et je m attendais a ce que la seule autre personne assise au bar soit responsable de la caisse... disons seulement qu il a dû me trouver une coche trop sympathique avec mon Hola! Cuantos? en fouillant dans mes poches. Et il n y a pas eu de réponse. Il est sorti peu de temps après. Je ne savais pas trop quoi commander et, il semble qu en voyage soit on se rabat sur le peu qu on connait déjà, soit on essaie n importe quoi. J ai fait un peu les 2: je me suis commandé une Fernett con Coka (que Jo m avait fait essayer). La Fernett est un alcool qui ressemble un peu au Jagermeister (très herbeux, presque médicamenté) et le Coka eh bien... c est le Coca Cola. Vous voyez un peu le mix et me connaissant, vous imaginez bien que je le bois à petite gorgée. Surtout qu au contraire de certains bars à Montréal, ils ne sont pas du tout chiches sur l alcool. J ai fini par finir; ce n est pas mauvais, mais c est intense. Pendant ce temps, il y a les serveurs et le barman qui s affairent. C est un endroit plutôt achalandé et j ai l impression que la clientèle est séparée entre les habitués et les touristes. Le spectacle en tant que tel est plutôt ordinaire. Des tounes quétaines avec des voix aproximatives (comme les Météores mais en pas drôles). Je suis sorti après avoir fini mon verre et je suppose que le prix d entrée était inclus dans celui de la boisson... ou sinon, j ai pas payé. En marchant plus loin, il y avait une terrasse immense à même le parc. En exagérant un peu, imaginez le carré Saint-Louis rempli de tables et de chaises. Je pense que les bars autour se partagent différentes sections. J ai volu continuer à marcher , mais un jeune homme louche s est mis à me suivre à distance, puis à m aborder. Il n as pas insisté. Je suis rentré dans un autre bar qui était vide à part un jeune couple et deux jeunes filles. Je me suis installé et j ai commandé une bière. Peu après, un gros jeune homme s est installé sur scène avec sa guitare et a commencé à jouer... et à chanter. Je pense que c étais un répertoire de chansons d amour traditionnelles. En tous les cas, les deux jeunes filles ont chanté de A à Z. Le jeune homme avait une voix magnifique, très claire, vibrante. Émouvante. La différence entre sa corpulence et la légèreté de son chant étais troublante. Un peu comme lea version de Somewhere Over the Rainbow depar Israel Kamakiwoole (voir sur google). Une superbe soirée. J ai laissé mes derniers pesos en colaboracion para la artista sans m apercevoir que je ne pouvais plus prendre l autobus. Je suis rentré à pied.

Hier soir, je suis encore sorti... Olivier (un Français que j ai rencontré a la sado de mardi dernier) nous avait invité à une soirée-spectacle-tango. Je savais pas trop à quoi m attendre, mais comme je m étais donné comme défi de me remettre au tango (après une expérience plus ou moins convaincante à l école de théâtre) j aurais été bien lâche de refuser. Il fallait d abord trouver l endroit. Olivier m avait donné rendez-vous a la esquina de Perù y Independencìa en me disant que j allais trouver facilement, qu il y aurait des gens dehors et tout... Eh bien je n ai pas trouvé. L histoire heureusement ne s arrête pas là et je dois louer l utilité du cellulaire dans un cas comme celui-ci. Olivier est venu me rejoindre avec Celeste (sa coloc si j ai bien compris) et j étais effectivement au bon endroit. Simplement, il fallait savoir ou cogner... On monte l escalier et puis hop, il faut payer un 8 pesos pour l entrée et aussi de dépêcher parce que ça commence. C est ce qui est une bonne: je n ai pas le temps de stresser et de me décourager. On est une quinzaine autour des 2 professeurs et on pratique le pas de base. Heureusement, ça me revient un peu. Mais le travail commence vraiment avec une partenaire et alors là... ayayaye. Ceux qui ont essayé comprendront. Deux débutants en tango, c est impressionnant d inefficacité. Ça se nuit plus qu autre chose. Et en plus, y en a plusieus autour pour compliquer les choses. Dès qu on arrive a quelque chose de potable avec les pas, y a les copains qui se mettent dans ton chemin. Là, tu arrête ta partenaire pour ne pas qu elle se pète la tête sur un coude, mais elle pense juste que t es mauvais. La confiance dégringole à la vitesse grand V avec le plaisir et tu as déjà hâte de changer de partenaire...

Heureusement, il y a eu des merveilles. Ma première partenaire Marlena (de Allemania) était formidable. Cheveux blonds bouclés, paupières fardées, une jolie robe bleue pour accompagner les yeux et un sourire resplendissant. Et surtout une patience infinie avec mes pas maladroits. Ce qui fait qu on a effectivement dansé. Ensuite j ai dansé avec Celeste (l amie d Olivier) et on a beaucoup rit. Il y a aussi eu des moments moins heureux ou ça ne fonctionnait tout simplement pas. Mais pour clôturer le bal, une princesse du Pays de Galle, Fion (j ignore si je l épelle correctement) un bonheur sur deux pattes avec qui j aurais dansé toute la soirée. Olivier s est aussi beaucoup amusé. Fion m a invité à me joindre à elle et ses copines et c était formidable parce que tout le monde parlait Castillano alors que ce n était la langue principale de personne. Cela faisait un mélange d accents tout à fait savoureux. Et il n est venu à personne l idée de parler anglais pour se faciliter la tâche. J ai pris conscience de mes limites, mais il est beaucoup plus facile de pratiquer le Castillano avec les étrangers qu avec les Argentins. Fion m a donné plusieurs bons conseils pour voir du thèâtre à Buenos Aires. Elle-même travaille pour le teatro Colonial sur Paseo Colon. Nous sommes sortis aux petites heures en croisant un gros rat dans la rue. Je vais probablement m inscrire a d autres cours la semaine prochaine.

Aujourd hui... je paye le prix. Je suis bon à rien. Je vous offre quand même mes anecdotes.

À bientôt.

Guillaume

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Arrivée à Buenos Aires tag:travellerspoint.com,2007-11-21:/blog/?domain=hiversansguillaume&thisblog_entryid=1&entryid=86783 2007-11-21T20:40:32Z 2007-11-21T20:40:32Z Hola todos!!! Après un voyage tout à fait éreintant de 24 heures dans les bras d;Air Canada (bon, j;ai trouvé quelques accents, mais pas les apostrophes), je suis atterri à l;aéroport Ministro Pistirini de Buenos Aires a las 3 y 40 de la tarde avec 5 minutes d;avance sur l;horaire. Les douaniers ont été plus que cool et mon ami Jo Veillette m;attendais comme un seul homme à la sortie. Chargé comme une mûle, j;ai opté pour ... Hola todos!!!

Après un voyage tout à fait éreintant de 24 heures dans les bras d;Air Canada (bon, j;ai trouvé quelques accents, mais pas les apostrophes), je suis atterri à l;aéroport Ministro Pistirini de Buenos Aires a las 3 y 40 de la tarde avec 5 minutes d;avance sur l;horaire. Les douaniers ont été plus que cool et mon ami Jo Veillette m;attendais comme un seul homme à la sortie. Chargé comme une mûle, j;ai opté pour la solution taxi qui est la plus onéreuse, mais qui permet de sauver 2h30 d;autobus. Mettons que j;avais hâte d;arriver à la maison. De plus, il fallait me dépêcher puisque le propriétaire de la chambre que je loue m;attenais sur place avec le contrat à signer. Nous avons marchander les prix un peu en vain et le CHAUFFARD de taxi s;est dirigé à vitesse grand V vers el centro de la capital. C;est la première fois que je suis dans un véhicule dans lequel le conducteur essaie volontairement de <bumper> le derrière de la voiture qui roule devant à une vitesse de 120 km/h. J;ai jeté un regard à Jo pour vérifier si c;était normal et il m;a répondu en attachant sa ceinture de sécurité. Rassurez-vous, il n;y a pas eu d;incident. Par la fenêtre, je voyais le paysage se transformer à mesure que nous approchions de l;avenue 9 de Julio (la grosse cochonne qui a 8 voies par endroit et qui donne l;obélisque qu;on voit sur les cartes postales. C;est très impressionnant (et difficile à traverser à pied). Ici Alexis, la piéton n;est surtout pas le roi. Au mieux, c est un obstacle qu;il faut éviter à regret. À côté, les chauffeurs de Montréal sont courtois et il n;est pas rare qu;une motocyclette vous roule sur le devant de la semelle, mais sans animosité, avec ême une certaine indifférence. J;étais très content d;être avec Jonathan. Il m;a drôlement facilité la tâche ans l;état de fatigue où j;étais. nous avons facilement trouvé l;endroit. J;habite jusqu;au 24 novemvre au 1075 Esmeralda, apt.no.36. C;est très propre et pratique; c;est très peu lumineux, mais il y fait frais, j;ai une cuisine fonctionnelle et une grande salle de bain. Le lit double est très confortable. J;y suis bien. Comme je ne reçois presque pas de lumière du jour, le réveil est curieux. C;est à ire que j;ai encore du mal à prendre conscience où je suis. Dès que je sors, la ville me prend par surprise. J;habite à deux pas de la Plaza San Martin. C;est un endoit magnifique avec de grands arbres dont j;ignore le nom dans lesquels poussent des fleurs violettes dont les pétales tombent en pluie colorée comme dans un rêve. Il y a de grands palmiers pour rappeler les clichés des images qu;on se fait du sud. J;ai constamment des relents de mon voyage au Mexique. J;ai déjà goûté au boeuf argentin et il accote avantageusement sa réputation. Hier, il y avait une sado (genre de BBQ argentin) sur la terrasse de l;habitation de Jo. Il vit dans une espèce d;auberge epagnole en mieux. 4 portes situées sur la rue Pasco donnent sur une maison qui se divisent en d;innombrables appartements où y vivent des gens de partout. Mais il faut voir les chambres!!!!!!!! Des murs de 3 mètres de haut en briques rouges. Des balcons du siècle dernier avec des parapets ornés de plantes. Les escaliers s;entortillent sur tous les étages et au deuxième, on a accès à une terrasse qui pourrait rendre jaloux tous les bars branchés de Montréal. C;est là qu;on fait chauffer la braise dans un baril rouillé, puis qu;on fait braiser les viandes tranquillement. Vers 22h30, nous avons mangé comme des princess...euh. des princes...euh des gros porcs. D´´eéééééélicieux. Ensuite nous sommes sortis en boîte. Je viens de me lever et il est 16h... Je vais marcher,´`a bientôt.

Guillaume

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