A Travellerspoint blog

Feb 2008

Uruguay part 2

Que sont devenus les Monkeys...?

Pam pam pam...! Arrivée triomphale de l'Uruguay-mobile avec Alexis le magnifique au volant de... bon je me rappelle plus le nom du char, mais ça avait l'air vraiment trippant pour les amateurs de chars. En route!

Je vais résumer ici parce que c'est un peu redondant, mais on s'est rendu jusqu'à Punta del Diablo (à environ 40 km du Brésil) en se tappant toutes les plages tranquilles. On s'est même loué une petite planche de bodysurf pour une journée et je me suis éclaté comme un petit fou.

On a bien mangé, bu toutes sortes de vins colorés (allant du roble au rosé). On a joué au Yathzee sur mon cellulaire. Jo nous a fait hurler de rire en criant comme un perdu après les vaches qui se retournaient ahuries systématiquement. On a vu des étoiles à l'infini et je saurai toujours retrouver Orion grâce à Alexis.

On a cuit comme des homards et roulé dans des paysages dignes de l'Afrique: des steppes à perte de vue avec des oasis d'arbres si maigres et si hauts qu'on aurait pas été étonné d'y voir broûter une girafe.

Digne de mention: notre après-midi à Cabo Polonio où on a vu des Lobos de mar (je pense que l'équivalent c'est lion de mer ou otaries...???) dans leur habitat naturel à quelques centimètres de nous!!! À couper le souffle. On les a observer un bon 2 heures avant de rentrer avec le 4X4. Maude et moi nous sommes amusés à inventer toutes sortes d'histoire sur le chauffeur qui peinait à garder le contrôle de spm véhicule obsolète... mais avec une dignité, une DIGNITÉ!

Retour sur Montevideo baigné dans un coucher de soleil rouge sang, puis fushia, puis rose et finalement violet avant de mourir dans l'océan.

Je suis parti de nuit par le gros Buquebus en laissant les copains dans leur auberge un peu broche-à.-foin. Ça m'a épuisé, mais j'ai finalement terminé les Frères Karamazov au moment ou l'aube se levait sur le pont du traversier...

Posted by lomtron 2:23 PM Comments (1)

Vamos a la playa!

Suite de l'Uruguay

Arrivés à Colonia nous décidons d'y passer l'après-midi. Bâtisses coloniales colorées pastel et courtes sur pattes, allées et ruelles bordées de fleurs, la ville me fait penser aux villes du sud mexicain. Et surtout, on voit la mer de presque chaque coin de rue... Quel bonheur!!! Nous laissons nos bagages dans une auberge. La madame n'est pas très enchantée, mais c'est quand même le secrétariat touristique de l'endroit qui nous a donné le nom de la place. Nous allons nous tremper les pieds dans l'eau et je fais des ricochets avec Katya. Je fais bien rire les deux Françaises parce qu'après avoir donné des conseils à Katya sur la façon de lancer, je ne bats vraiment pas des records. Nous reprenons la route quelques heures plus tard pour Montevideo où nous arrivons dans la soirée. Alors je ne sais pas si c'est à cause de tout ce que j'ai entendu sur la capitale, mais c'est la première fois que je ne me sens pas du tout en sécurité. En même temps, les gens n'ont jamais été aussi accueillants dans une grande ville; ils ne tarissent pas d'informations en prenant le temps de bien se faire comprendre, ils demandent d'où on vient, paraissent enchantés, nous avertissent des coins à éviter... En arrivant dans le quartier ciudad vieja (un des plus obscurs) on se met en quête d'un hôtel. On nous dit que tout est complet, mais en se séparant, je finis par trouver avec Katya un petit hôtel pas trop chic et un peu suffocant, mais propre avec 2 chambres doubles de disponibles. Voilà le hic, je vois tout de suite que Katya est mal à l'aise dès qu'il apparaît qu'on pourrait dormir dans le même lit (moi et ma gueule de violeur). À sa défense, je dois dire que je l'ai un peu cruisé à Buenos Aires, mais rien de bien méchant et je croyais qu'on était bons amis... anyway... j'accuse le coup discrètement et je la rassure aussitôt sur le fait que je n'ai pas de problème à dormir sur le plancher (hein Ève? Hein Alexis? Hein Magalie? ); je dors bien partout. Ça passe.

On sort devant l'hôtel pour consulter les Françaises qui sont disparues. Je suis en tabarnak parce qu'elles se poussent souvent sans rien dire, mais en plus là on est planté en plein milieu du quartier obscur avec un <dude> qui fait du kung fu dans le vide, visiblement saoûl et qui nous demande de l'argent. Bref, je la trouve pas drôle d'être obligé de poireauter, seul, coincé avec une Mexicaine qui me toucherait pas avec un bâton... Les filles reviennent 15 minutes plus tard avec une autre proposition: un hôtel qui va nous revenir un peu plus cher que l'autre, mais qui est <buena onda> et surtout avec 2 dortoirs... 1 pour les filles et une petite chambre pour moi. Ça me fait rire un peu, j'ai vraiment l'impression qu'on encage le fauve, mais en réalité je suis plutôt heureux de pouvoir ronfler sans m'inquiéter et... de dormir seul finalement. Ma fenêtre au 3ème étage donne sur une rue fêtarde assez bruyante, mais je dois la laisser ouverte parce que sinon j'étouffe. Au petit matin, quelque chose a déjà changé dans la façon dont j'entrevois le voyage en Uruguay. J'étais plus qu'enthousiaste d'accepter l'invitation des filles, mais je ressens le même malaise que j'avais dans le nord-ouest argentin. Il y a un double discours: <Allez vient! Mince que tu ne viennes pas... Allez! Ce sera bien. Et en même temps tout est en oeuvre pour bien faire sentir que ce devrait être un voyage de filles...> Jo mk'aura prévenu. J'entreprends de rejoindre Jo, Alexis et Maude par internet. J'apprends qu'ils arrivent le soir même en Uruguay: parfait. De la salle commune à ma chambre, impossible de croiser les filles qui se sont passé le mot pour être invisibles. Qu'il en soit ainsi!

Je pars découvrir la ville en solitaire. C'est une très belle journée un peu venteuse. Je vais rendre visite aux pêcheurs installés le long de la grève. Je suis éclaboussé par les vagues éclatant sur les rochers et ça devient presque un jeu qui m'amuse beaucoup d'y échapper. Je m'enfarge dans une ligne à pêche sous les yeux découragés d'un bonhomme. Ensuite je erre un peu de ci de là jusqu'à l'heure du souper où j'ai donné rendez-vous aux copains devant le monument du Libertador. Que je suis content de les retrouver. On va se tapper une bonne bouffe dans le quartier cher et après on va prendre un verre. Alexis me paye le shooter le plus dégueulasse du monde. Liqueur d'oeuf, crème de menthe, grenadine et une autre affaire brune ce devait être du rhum. On voit tous les étages de couleur. Évidemment je suis obligé de le descendre. Les filles arrivent par hasard. C'est un drôle de mood. Pauline est toute câline tout d'un coup: est-ce que je les accompagne à Valizas? Elles ont trouvé une plage tranquille. Bon, ça ne me dis rien, mais j'ai hâte de quitter Montevideo et les copains veulent y rester une autre journée. Je décide de les suivre pour enquêter sur les lieux pour fixer un autre rendez-vous aux potes. Évidemment: quelle mauvaise idée.

Je passe quand même de très beaux moments. En arrivant, tout semble complet et on doit chercher un bon moment en refusant des offres pas possiblement chères avant de croiser, par hasard, une hippie visiblement saoûle et de mèches avec tous les louches du village qui nous offre une petite maison en bois sur le bord l'eau (!). Est-ce que j'ai dit MAISON... C'est plutôt un tas de planches montées sur 2 étages faisant un genre de construction poussiéreuse et un peu insalubre, mais relativement stable et peuplée de grenouilles... On y reste le temps de se demander s'ils vont revenir nous voler et on plonge dans la mer!!!

L'eau est délicieuse; une petite coche en-deça de rafraîchissante. Un poisson fait surface de temps à autre en me faisant faire un saut et gigoter un peu comme une fillette: IHI-aaa-yuyou! Ensuite je vais visiter le village et grignoter un peu. Seuls autre faits marquants: un coucher de soleil sur les dunes au son d'une guitare, une bière dégustée sur la plage sous un ciel gorgé d'étoiles et... les filles qui se sont perdues dans le noir et que j'ai attendu jusqu'à 4 heures du matin, un peu inquiet. Katya est tombée amoureuse de un ou deux Uruguayens alors je l'ai seulement croisé au petit matin. Je me suis hâté de faire mon sac pour rejoindre les copains qui finalement venaient me chercher avec une voiture louée!! J'ai lâché un <Adios chicas!> volontairement un peu snob et je suis sorti sans attendre de réponse... (à suivre)

Posted by lomtron 10:35 AM Comments (0)

Post-Patagonie

À la recherche du temps perdu... (ou Proust-Patagonie?)

Me revoici en Argentine après un périple extraordinaire dans les massifs patagoniens argentins et chiliens. Tappez El Chalten, Fitz Roy, Cerro Torre ou Torres del Paine sur google images pour avoir une petite idée. Après des adieux plutôt émouvants avec Catherine (nous nous sommes séparés à Santiago elle partant vers le nord du Chili et moi traversant à travers l'Acacongua jusqu'à Mendoza) je suis resté coincé 5 heures à la douane Chili-Argentine. En fait, un voyage qui devait durer 7 heures en a duré 12. Finalement, tout était fermé en arrivant au Terminal où j'ai finalement passé la nuit à essayer de dormir sur les bancs de la gare, attaché à mes sacs, à me faire réveiller par les gardiens de sécurité à toutes les heures jusqu'à ce que j'en aie assez et que je me paye un café du petit monsieur avec son thermos qui criait CAAAAAAAAAAAAAAFIIII! cAAAAAAAAAAAAAAAFIII!!!! Entre 2: Cambio, Peso, Dolares!!!!!!!!!!!!! de l'autre. Entre 2 tounes des années 80 dès que sonne 5h30... Bref, une super nuit...

Finalement, j'ai attrapé le premier bus qui partait pour San Juan à 6h et c'est de là que je vous écris, un peu dans la brume, renouanat tranquillement avec le Nord-Ouest argentin. Les quelques 2 semaines passés dans la tranquillité des montagnes m'ont laissé un peu sauvage et je m'accoutume mal ne serait-ce qu'aux petites villes. Malgré tout, j'ai eu grand plaisir à retrouver l'amabilité du nord et les accents. Le coût de la vie moins cher aussi. D'ailleurs, je crois terminées les expéditions. Je m'étais arrêté à San Juan pour visiter la Valle de la luna et ses paysages désertiques lunaires, mais le prix m'a quelque peu rebuté. Pas de déception cependant; je me dis à la prochaine. Pour le moment, j'ai juste envie de m'asseoir tout seul et lire. Dernière acquisition: L'ESPOIR, de Malraux.

C'est étrange ce que peuvent faire sur le corps des changements aussi radicaux, même en voyage: passer des glaciers aux montagnes du nord, du Chili à l'Argentine, du voyage à deux à la solitude. J'ai également accumulé énormément de beauté... j'ai un genre d'overdose... Je pense beaucoup; j'ai du temps pour penser. Je suis dans un double état à la fois d'extrême sensibilité et de détachement. La lecture me touche particulièrement. Les romans que je lis évidemment, mais aussi chaque mot que je lis des copains a une résonnance particulière. Toujours profonde. Chaque détail est important. Je pense que pour la première fois depuis le début du voyage, je m'ennuie. Pas en général, évidemment, mais de certains têtes à têtes, de rire et de voix connus.

En attendant, il fait soleil sur la péatonal où je vais continuer à marcher. Je suis fatigué, mais habitué que je suis à la tente et aux matrimoniales partagés avec Cat, je n'ai pas trop hâte au dortoir avec les 2 Australiens. Une autre réadaptation.

Demain, je remonte toujours vers le Nord vers Tucuman. Ensuite, par une autre route que la première fois, rendez-vous au Carnaval de Humahuaca où je ferai un coucou à la famille Pacheco qui m'avait si bien reçu la première fois.

J'écris la suite de l'Uruguay prochainement.

xxx

Posted by lomtron 6:58 AM Comments (0)

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