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Iruya (le roman)

Première partie

Je prends pour acquis que vous venez voir le blogue de manière volontaire alors je ne m'excuserai pas de la longueur des mes petites histoires, Sachez seulement que j'essaie vraiment de m'en tenir à l'essentiel, mais que l'essentiel est parfois difficile à saisir. J'ai quand même décidé de séparer la prochaine chronique en différentes parties questions d'alléger la lecture et de créer un suspense? Ça s'est passé il y a déjà près d'une semaine et ça fait suite à Jujuy sous la pluie.

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Je ne nais pas comment raconter la prochaine partie du voyage. Ni même si je devrais. C'était peut-être un songe après tout. C'est à dire que j'ai parfois l'impression que ce qui m'arrive n'existe que quelque part entre ma tête et une espèce d'aura sensible autour de moi qui perçoit la <réalité>, mais que rien ne peut être partagé. Des événements se déroulent autour de moi et en moi, mais il semble que je sois le seul témoin de la projection de film privé appelé ma vie. Évidemment me répondrez-vous, mais en toute modestie, je trouve cela dommage parfois tellement c'est beau. Désolé pour cette curieuse introduction, je ne suis même pas convaincu qu'elle serve à situer un éventuel lecteur pour comprendre ce qui suit. En fait, comme le cours du voyage m'oblige à écrire en décalage (assez important), c'est surtout un moyen détourné pour me replonger dans mon bref séjour à Iruya. Les événements qui suivent se révéleront probablement banals en relecture; ils me semblent déjà moins vifs, mêlés qu'ils sont aux aventures des derniers jours. Mais pardon, cher lecteur, d'exercer ta patience. Voici plutôt.

Déjà en arrivant à Humahuaca, ma décision est prise concernant la prochaine destination. Les filles et moi en avions parlé ensemble et c'est un projet qui m'avait plu immédiatement: une ville pittoresque nichée dans les montagnes tout au bout d'un chemin de terre interminable, sinueux et périlleux. Le minuscule village est en même temps la fin de la route et on ne peut aller plus loin dans cette direction. Après, il faut rebrousser chemin ou s'installer à Iruya.

Au réveil, Humahuaca est toujours grise et je suis moi-même dans un état brumeux (j'en oublie un petit sac de plastique contenant des comprimés de pénicilline pour mes dents de sagesse sur le lit). Il est 10:00 et je dois me dépêcher pour attraper le premier colectivó de la journée qui est à 10h30. Sinon, il faut attendre 6 heures pour le prochain et dernier. Je dois également faire le plein de pesos au seul guichet du pueblo... je prends quand même le temps d'avaler un café en vitesse au terminal. Course au guichet qui, par malheur, refuse ma carte systématiquement. C'est une tare parce qu'il n'y a aucun moyen de retirer à Iruya ni d'utiliser une carte de crédit. Et je ne suis pas encore à sec, mais ça s'en vient. C'est tout de même une drôle de sensation de penser qu'on pourrait rester coincé quelque part...

J'arrive à temps et je m'installe dans le petit bus bleu bancal sur lequel on peut lire IRUYA en lettres moulées style western. Je monte à bord, trouve mon siège qui donne sur la fenêtre et... je LA vois... (à suivre)

Posted by lomtron 6:29 AM

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Comments

Joyeux temps de Noel!

et merci pour le blog c'est plaisant d'avoir des nouvelles...

tu nous manque!

Fred, Dan & Sam

27.12.2007 by baloo22

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