Que s'est-il passé?
Interlude de rattrapage...
15.01.2008 -17 °C
Je crois que je ne poursuivrai pas Iruya. Pas tout de suite en tous cas; trop a été passé sous silence depuis ma dernière contribution au blog. Je dois dire pour ma défense que j'ai été passablement occupé comme vous pouvez bien l'imaginer et aussi que l'accès payant à internet est plutôt fastidieux. En fait, je ne peux souvent pas aller sur ma page d'édition parce que le logiciel "anti-porn" des cybers la détecte en tant que telle (comme si c'était de la pornographie)... bon bon j'entend déjà les méchantes langues faire feu de tout bois avec des blagues douteuses, mais je leur coupe l'herbe sur le pied en ajoutant: HISTOIRE VRAIE: ce matin pour vérifier la sensibilité du logiciel (et pour jeter un oeil sur le score des Expos), j'ai tappé l'adresse de cyberpresse.ca. Hors, j'ai à peine eu le temps d'apercevoir le bouille sympathique et surtout lubrique de Mme Marois qu'un écriteau violet est apparu affichant: This website cannot be viewed by the user for unacceptable adult content. J'ai un peu ri.
Mais trève de digression. Je prévois retourner dans le Nor-Oeste vers le début de février. Qui sait? J'en profiterai peut-être pour finir le roman d'Iruya. Pour l'instant... que s'est-il passé?
On se rappellera d'abord que j'étais revenu dans la capitale après avoir fêté Noël à Mendoza. Il y eut ensuite le jour de l'an. En compagnie des mêmes lurons avec, en prime, la merveilleuse Catherine Larochelle que j'ai eu le bonheur d'aller chercher à l'aéroport et de prendre sous mon aile lors des premiers jours suivant son arrivée à Buenos Aires. El año nuevo s'est déroulé en grandes pompes sur la Terrasse de Pasco (l'appartement dont je parlais dans les premiers blogues). Nous avions tout prévu pour défoncer 2008: plein de viandes, légumes et fromages sur l'asado, une demi-douzaine de bouteilles de mousseux, quelques bouteilles de rouge, plein de bière, de la musique, des copains des quatre coins du monde et surtout... surtout... eh oui: des pétards!!!!!!! On ne s'est pas fait prendre au dépourvu cette fois et Jonathan, Alexis et Maude ont fait le plein de fuegos artificiales pour qu'on puisse participer au délire. Il y en avait des toutes sortes: Des petites fusées qu'on place dans des bouteilles vides et qui décollent (en théorie) avant d'exploser à une dizaine de mètres du sol, des paquets qu'on allume et qui exlosent en rafales PAPAPAPAPA! (se sont les préférés d'Alexis), des gros qu'on sait juste pas ce qui va arriver et qui n'ont pas de mode d'emploi... juste le stress de jouer avec ça alors qu'on est pas des artificiers était suffisant pour qu'on crie comme des enfants (avec vidéo pour le prouver). C'était tellement... parfait!!! Et sans incident... majeur. On a quand même eu la frousse une ou deux fois (dans le cas de Maude je dirais plus 12 ou 13 fois) notamment quand l'Allemand est arrivé avec sa Bombe allemande: une grosse cochonnerie qui donne l'impression que l'édifice lui-même dans sa structure la plus intime est en péril. 5 4 3 2 1... temps.... pshhhshhhshh et KABOUM! dans les airs! On a senti le souffle de l'engin qui nous passait au-dessus de la tête dans une direction plus ou moins improvisée avant d'éclater en feu de joie une bonne vingtaine de mètres plus haut! On crie de soulagement, on est impressionné, bravo l'Allemand! Après ça se gâte un peu parce que tout lui semble ridicule à côté et il essaie de transformer des petites fusées en quelque chose d'autre et de plus dangereux... ça revole dans le monde, le monde aime pas ça, le ton monte: FINIS LES PÉTARDS!!! On danse! Catherine a tenté de rafraichîr mes pas de salsa avec plus ou moins de succès, mais on a rit comme des fous surtout quand Alexis et elle nous ont offert un duo de danse contemporaine... à mourir...
Quelques jours plus tard, c'est le départ pour l'Uruguay. Après avoir hésité entre le Brésil tout seul (rejoindre un des comédiens du cauchemar belge avec qui j'ai gardé contact) et l'Uruguay avec Katya et les deux françaises malgré le manque flagrant de chimie lors de notre premier voyage dans le Nord-Ouest. Vous l'avez deviné, je pars avec les filles. D'abord, nous passons la journée à Tigre avec Katya et ses amis, les filles, Alexis, Maude et Jonathan. C'est une ville en banlieue de Buenos Aires, à 1 heure de train environ, composée d'îles luxuriantes entre lesquels on se déplace en kayak ou en bateau à moteur et qu'une navette relie au reste du monde à toutes les heures pendant la journée. C'est hallucinant de voir la station service avec ses deux quais et ses pompes libre-service. Il y a de très jolies maisons en bois parfois décorées de fleurs, souvent envahies par la végétation. La journée où nous y allons, il règne une chaleur tropicale, étouffante. Après une bonne bouffe, les garçons profitent même de la rivière pour se rafraîchir malgré son étrange couleur brune opaque, son fond insondable et sa température de bain tourbillon. En après-midi, on s'embrasse, on se quitte. Les québécois restent un peu pour visiter l'hrrible Casino de Tigre. À mon avis, ça ressemble beaucoup aux salles de réception qu¡on peut louer à Laval pour des partys de bureau ou autres réceptions. Avec les murs en tapis... Imaginez ça sur plusieurs étages avec des serveuses "VIP" en costume rouge bouffant et brillant style hôtesse de l'air d'un film impossible de la fin des années 60 qui fait un gros cul... Et des machines à sous... On est pas resté longtemps.
Je raccompagne les tout-petits à la station de train et insiste pour qu'ils viennent me rejoindre sur la plage dans les prochains jours. Moi, je vais rejoindre les filles à l'auberge de jeunesse où nous nous installons pour attraper le bateau de 7h30 le lendemain matin. Je passe une nuit horrible en compagnie de 2 américains qui atterrissent à 2 h du matin et qui vont ronfler jusqu'à mon départ 4h plus tard.
L'embarquement du bateau est fastidieux; tout est broche-à-foin. Il y a à peu près 200 personnes réunis dans un tout petit espace et divisées en 4 ou 5 files d'attente qui s'entortillent, s'entre-mêlent si bien qu'on ne sait plus où on attend et pourquoi. On nous avait dit d'arriver 1h d'avance, on part 2h30 en retard. Par contre, la balade vaut la chandelle. Contrairement aux Buquebus (gros traversiers qui coûtent une fortune et sont beaucoup plus rapides parce qu'ils coupent directement à travers le Rio de la Plata), le petit bateau doit longer les rives, emprunter des canaux, traverser des îles; c'est magnifique!
Nous arrivons en Uruguay vers midi. Nous traversons les douanes sans peine avant de prendre un autobus pour Colonia... (à suivre)
Posted by lomtron 07:34





