A Travellerspoint blog

Uruguay part 2

Que sont devenus les Monkeys...?

Pam pam pam...! Arrivée triomphale de l'Uruguay-mobile avec Alexis le magnifique au volant de... bon je me rappelle plus le nom du char, mais ça avait l'air vraiment trippant pour les amateurs de chars. En route!

Je vais résumer ici parce que c'est un peu redondant, mais on s'est rendu jusqu'à Punta del Diablo (à environ 40 km du Brésil) en se tappant toutes les plages tranquilles. On s'est même loué une petite planche de bodysurf pour une journée et je me suis éclaté comme un petit fou.

On a bien mangé, bu toutes sortes de vins colorés (allant du roble au rosé). On a joué au Yathzee sur mon cellulaire. Jo nous a fait hurler de rire en criant comme un perdu après les vaches qui se retournaient ahuries systématiquement. On a vu des étoiles à l'infini et je saurai toujours retrouver Orion grâce à Alexis.

On a cuit comme des homards et roulé dans des paysages dignes de l'Afrique: des steppes à perte de vue avec des oasis d'arbres si maigres et si hauts qu'on aurait pas été étonné d'y voir broûter une girafe.

Digne de mention: notre après-midi à Cabo Polonio où on a vu des Lobos de mar (je pense que l'équivalent c'est lion de mer ou otaries...???) dans leur habitat naturel à quelques centimètres de nous!!! À couper le souffle. On les a observer un bon 2 heures avant de rentrer avec le 4X4. Maude et moi nous sommes amusés à inventer toutes sortes d'histoire sur le chauffeur qui peinait à garder le contrôle de spm véhicule obsolète... mais avec une dignité, une DIGNITÉ!

Retour sur Montevideo baigné dans un coucher de soleil rouge sang, puis fushia, puis rose et finalement violet avant de mourir dans l'océan.

Je suis parti de nuit par le gros Buquebus en laissant les copains dans leur auberge un peu broche-à.-foin. Ça m'a épuisé, mais j'ai finalement terminé les Frères Karamazov au moment ou l'aube se levait sur le pont du traversier...

Posted by lomtron 2:23 PM Comments (1)

Vamos a la playa!

Suite de l'Uruguay

Arrivés à Colonia nous décidons d'y passer l'après-midi. Bâtisses coloniales colorées pastel et courtes sur pattes, allées et ruelles bordées de fleurs, la ville me fait penser aux villes du sud mexicain. Et surtout, on voit la mer de presque chaque coin de rue... Quel bonheur!!! Nous laissons nos bagages dans une auberge. La madame n'est pas très enchantée, mais c'est quand même le secrétariat touristique de l'endroit qui nous a donné le nom de la place. Nous allons nous tremper les pieds dans l'eau et je fais des ricochets avec Katya. Je fais bien rire les deux Françaises parce qu'après avoir donné des conseils à Katya sur la façon de lancer, je ne bats vraiment pas des records. Nous reprenons la route quelques heures plus tard pour Montevideo où nous arrivons dans la soirée. Alors je ne sais pas si c'est à cause de tout ce que j'ai entendu sur la capitale, mais c'est la première fois que je ne me sens pas du tout en sécurité. En même temps, les gens n'ont jamais été aussi accueillants dans une grande ville; ils ne tarissent pas d'informations en prenant le temps de bien se faire comprendre, ils demandent d'où on vient, paraissent enchantés, nous avertissent des coins à éviter... En arrivant dans le quartier ciudad vieja (un des plus obscurs) on se met en quête d'un hôtel. On nous dit que tout est complet, mais en se séparant, je finis par trouver avec Katya un petit hôtel pas trop chic et un peu suffocant, mais propre avec 2 chambres doubles de disponibles. Voilà le hic, je vois tout de suite que Katya est mal à l'aise dès qu'il apparaît qu'on pourrait dormir dans le même lit (moi et ma gueule de violeur). À sa défense, je dois dire que je l'ai un peu cruisé à Buenos Aires, mais rien de bien méchant et je croyais qu'on était bons amis... anyway... j'accuse le coup discrètement et je la rassure aussitôt sur le fait que je n'ai pas de problème à dormir sur le plancher (hein Ève? Hein Alexis? Hein Magalie? ); je dors bien partout. Ça passe.

On sort devant l'hôtel pour consulter les Françaises qui sont disparues. Je suis en tabarnak parce qu'elles se poussent souvent sans rien dire, mais en plus là on est planté en plein milieu du quartier obscur avec un <dude> qui fait du kung fu dans le vide, visiblement saoûl et qui nous demande de l'argent. Bref, je la trouve pas drôle d'être obligé de poireauter, seul, coincé avec une Mexicaine qui me toucherait pas avec un bâton... Les filles reviennent 15 minutes plus tard avec une autre proposition: un hôtel qui va nous revenir un peu plus cher que l'autre, mais qui est <buena onda> et surtout avec 2 dortoirs... 1 pour les filles et une petite chambre pour moi. Ça me fait rire un peu, j'ai vraiment l'impression qu'on encage le fauve, mais en réalité je suis plutôt heureux de pouvoir ronfler sans m'inquiéter et... de dormir seul finalement. Ma fenêtre au 3ème étage donne sur une rue fêtarde assez bruyante, mais je dois la laisser ouverte parce que sinon j'étouffe. Au petit matin, quelque chose a déjà changé dans la façon dont j'entrevois le voyage en Uruguay. J'étais plus qu'enthousiaste d'accepter l'invitation des filles, mais je ressens le même malaise que j'avais dans le nord-ouest argentin. Il y a un double discours: <Allez vient! Mince que tu ne viennes pas... Allez! Ce sera bien. Et en même temps tout est en oeuvre pour bien faire sentir que ce devrait être un voyage de filles...> Jo mk'aura prévenu. J'entreprends de rejoindre Jo, Alexis et Maude par internet. J'apprends qu'ils arrivent le soir même en Uruguay: parfait. De la salle commune à ma chambre, impossible de croiser les filles qui se sont passé le mot pour être invisibles. Qu'il en soit ainsi!

Je pars découvrir la ville en solitaire. C'est une très belle journée un peu venteuse. Je vais rendre visite aux pêcheurs installés le long de la grève. Je suis éclaboussé par les vagues éclatant sur les rochers et ça devient presque un jeu qui m'amuse beaucoup d'y échapper. Je m'enfarge dans une ligne à pêche sous les yeux découragés d'un bonhomme. Ensuite je erre un peu de ci de là jusqu'à l'heure du souper où j'ai donné rendez-vous aux copains devant le monument du Libertador. Que je suis content de les retrouver. On va se tapper une bonne bouffe dans le quartier cher et après on va prendre un verre. Alexis me paye le shooter le plus dégueulasse du monde. Liqueur d'oeuf, crème de menthe, grenadine et une autre affaire brune ce devait être du rhum. On voit tous les étages de couleur. Évidemment je suis obligé de le descendre. Les filles arrivent par hasard. C'est un drôle de mood. Pauline est toute câline tout d'un coup: est-ce que je les accompagne à Valizas? Elles ont trouvé une plage tranquille. Bon, ça ne me dis rien, mais j'ai hâte de quitter Montevideo et les copains veulent y rester une autre journée. Je décide de les suivre pour enquêter sur les lieux pour fixer un autre rendez-vous aux potes. Évidemment: quelle mauvaise idée.

Je passe quand même de très beaux moments. En arrivant, tout semble complet et on doit chercher un bon moment en refusant des offres pas possiblement chères avant de croiser, par hasard, une hippie visiblement saoûle et de mèches avec tous les louches du village qui nous offre une petite maison en bois sur le bord l'eau (!). Est-ce que j'ai dit MAISON... C'est plutôt un tas de planches montées sur 2 étages faisant un genre de construction poussiéreuse et un peu insalubre, mais relativement stable et peuplée de grenouilles... On y reste le temps de se demander s'ils vont revenir nous voler et on plonge dans la mer!!!

L'eau est délicieuse; une petite coche en-deça de rafraîchissante. Un poisson fait surface de temps à autre en me faisant faire un saut et gigoter un peu comme une fillette: IHI-aaa-yuyou! Ensuite je vais visiter le village et grignoter un peu. Seuls autre faits marquants: un coucher de soleil sur les dunes au son d'une guitare, une bière dégustée sur la plage sous un ciel gorgé d'étoiles et... les filles qui se sont perdues dans le noir et que j'ai attendu jusqu'à 4 heures du matin, un peu inquiet. Katya est tombée amoureuse de un ou deux Uruguayens alors je l'ai seulement croisé au petit matin. Je me suis hâté de faire mon sac pour rejoindre les copains qui finalement venaient me chercher avec une voiture louée!! J'ai lâché un <Adios chicas!> volontairement un peu snob et je suis sorti sans attendre de réponse... (à suivre)

Posted by lomtron 10:35 AM Comments (0)

Post-Patagonie

À la recherche du temps perdu... (ou Proust-Patagonie?)

Me revoici en Argentine après un périple extraordinaire dans les massifs patagoniens argentins et chiliens. Tappez El Chalten, Fitz Roy, Cerro Torre ou Torres del Paine sur google images pour avoir une petite idée. Après des adieux plutôt émouvants avec Catherine (nous nous sommes séparés à Santiago elle partant vers le nord du Chili et moi traversant à travers l'Acacongua jusqu'à Mendoza) je suis resté coincé 5 heures à la douane Chili-Argentine. En fait, un voyage qui devait durer 7 heures en a duré 12. Finalement, tout était fermé en arrivant au Terminal où j'ai finalement passé la nuit à essayer de dormir sur les bancs de la gare, attaché à mes sacs, à me faire réveiller par les gardiens de sécurité à toutes les heures jusqu'à ce que j'en aie assez et que je me paye un café du petit monsieur avec son thermos qui criait CAAAAAAAAAAAAAAFIIII! cAAAAAAAAAAAAAAAFIII!!!! Entre 2: Cambio, Peso, Dolares!!!!!!!!!!!!! de l'autre. Entre 2 tounes des années 80 dès que sonne 5h30... Bref, une super nuit...

Finalement, j'ai attrapé le premier bus qui partait pour San Juan à 6h et c'est de là que je vous écris, un peu dans la brume, renouanat tranquillement avec le Nord-Ouest argentin. Les quelques 2 semaines passés dans la tranquillité des montagnes m'ont laissé un peu sauvage et je m'accoutume mal ne serait-ce qu'aux petites villes. Malgré tout, j'ai eu grand plaisir à retrouver l'amabilité du nord et les accents. Le coût de la vie moins cher aussi. D'ailleurs, je crois terminées les expéditions. Je m'étais arrêté à San Juan pour visiter la Valle de la luna et ses paysages désertiques lunaires, mais le prix m'a quelque peu rebuté. Pas de déception cependant; je me dis à la prochaine. Pour le moment, j'ai juste envie de m'asseoir tout seul et lire. Dernière acquisition: L'ESPOIR, de Malraux.

C'est étrange ce que peuvent faire sur le corps des changements aussi radicaux, même en voyage: passer des glaciers aux montagnes du nord, du Chili à l'Argentine, du voyage à deux à la solitude. J'ai également accumulé énormément de beauté... j'ai un genre d'overdose... Je pense beaucoup; j'ai du temps pour penser. Je suis dans un double état à la fois d'extrême sensibilité et de détachement. La lecture me touche particulièrement. Les romans que je lis évidemment, mais aussi chaque mot que je lis des copains a une résonnance particulière. Toujours profonde. Chaque détail est important. Je pense que pour la première fois depuis le début du voyage, je m'ennuie. Pas en général, évidemment, mais de certains têtes à têtes, de rire et de voix connus.

En attendant, il fait soleil sur la péatonal où je vais continuer à marcher. Je suis fatigué, mais habitué que je suis à la tente et aux matrimoniales partagés avec Cat, je n'ai pas trop hâte au dortoir avec les 2 Australiens. Une autre réadaptation.

Demain, je remonte toujours vers le Nord vers Tucuman. Ensuite, par une autre route que la première fois, rendez-vous au Carnaval de Humahuaca où je ferai un coucou à la famille Pacheco qui m'avait si bien reçu la première fois.

J'écris la suite de l'Uruguay prochainement.

xxx

Posted by lomtron 6:58 AM Comments (0)

Que s'est-il passé?

Interlude de rattrapage...

-17 °C

Je crois que je ne poursuivrai pas Iruya. Pas tout de suite en tous cas; trop a été passé sous silence depuis ma dernière contribution au blog. Je dois dire pour ma défense que j'ai été passablement occupé comme vous pouvez bien l'imaginer et aussi que l'accès payant à internet est plutôt fastidieux. En fait, je ne peux souvent pas aller sur ma page d'édition parce que le logiciel "anti-porn" des cybers la détecte en tant que telle (comme si c'était de la pornographie)... bon bon j'entend déjà les méchantes langues faire feu de tout bois avec des blagues douteuses, mais je leur coupe l'herbe sur le pied en ajoutant: HISTOIRE VRAIE: ce matin pour vérifier la sensibilité du logiciel (et pour jeter un oeil sur le score des Expos), j'ai tappé l'adresse de cyberpresse.ca. Hors, j'ai à peine eu le temps d'apercevoir le bouille sympathique et surtout lubrique de Mme Marois qu'un écriteau violet est apparu affichant: This website cannot be viewed by the user for unacceptable adult content. J'ai un peu ri.

Mais trève de digression. Je prévois retourner dans le Nor-Oeste vers le début de février. Qui sait? J'en profiterai peut-être pour finir le roman d'Iruya. Pour l'instant... que s'est-il passé?

On se rappellera d'abord que j'étais revenu dans la capitale après avoir fêté Noël à Mendoza. Il y eut ensuite le jour de l'an. En compagnie des mêmes lurons avec, en prime, la merveilleuse Catherine Larochelle que j'ai eu le bonheur d'aller chercher à l'aéroport et de prendre sous mon aile lors des premiers jours suivant son arrivée à Buenos Aires. El año nuevo s'est déroulé en grandes pompes sur la Terrasse de Pasco (l'appartement dont je parlais dans les premiers blogues). Nous avions tout prévu pour défoncer 2008: plein de viandes, légumes et fromages sur l'asado, une demi-douzaine de bouteilles de mousseux, quelques bouteilles de rouge, plein de bière, de la musique, des copains des quatre coins du monde et surtout... surtout... eh oui: des pétards!!!!!!! On ne s'est pas fait prendre au dépourvu cette fois et Jonathan, Alexis et Maude ont fait le plein de fuegos artificiales pour qu'on puisse participer au délire. Il y en avait des toutes sortes: Des petites fusées qu'on place dans des bouteilles vides et qui décollent (en théorie) avant d'exploser à une dizaine de mètres du sol, des paquets qu'on allume et qui exlosent en rafales PAPAPAPAPA! (se sont les préférés d'Alexis), des gros qu'on sait juste pas ce qui va arriver et qui n'ont pas de mode d'emploi... juste le stress de jouer avec ça alors qu'on est pas des artificiers était suffisant pour qu'on crie comme des enfants (avec vidéo pour le prouver). C'était tellement... parfait!!! Et sans incident... majeur. On a quand même eu la frousse une ou deux fois (dans le cas de Maude je dirais plus 12 ou 13 fois) notamment quand l'Allemand est arrivé avec sa Bombe allemande: une grosse cochonnerie qui donne l'impression que l'édifice lui-même dans sa structure la plus intime est en péril. 5 4 3 2 1... temps.... pshhhshhhshh et KABOUM! dans les airs! On a senti le souffle de l'engin qui nous passait au-dessus de la tête dans une direction plus ou moins improvisée avant d'éclater en feu de joie une bonne vingtaine de mètres plus haut! On crie de soulagement, on est impressionné, bravo l'Allemand! Après ça se gâte un peu parce que tout lui semble ridicule à côté et il essaie de transformer des petites fusées en quelque chose d'autre et de plus dangereux... ça revole dans le monde, le monde aime pas ça, le ton monte: FINIS LES PÉTARDS!!! On danse! Catherine a tenté de rafraichîr mes pas de salsa avec plus ou moins de succès, mais on a rit comme des fous surtout quand Alexis et elle nous ont offert un duo de danse contemporaine... à mourir...

Quelques jours plus tard, c'est le départ pour l'Uruguay. Après avoir hésité entre le Brésil tout seul (rejoindre un des comédiens du cauchemar belge avec qui j'ai gardé contact) et l'Uruguay avec Katya et les deux françaises malgré le manque flagrant de chimie lors de notre premier voyage dans le Nord-Ouest. Vous l'avez deviné, je pars avec les filles. D'abord, nous passons la journée à Tigre avec Katya et ses amis, les filles, Alexis, Maude et Jonathan. C'est une ville en banlieue de Buenos Aires, à 1 heure de train environ, composée d'îles luxuriantes entre lesquels on se déplace en kayak ou en bateau à moteur et qu'une navette relie au reste du monde à toutes les heures pendant la journée. C'est hallucinant de voir la station service avec ses deux quais et ses pompes libre-service. Il y a de très jolies maisons en bois parfois décorées de fleurs, souvent envahies par la végétation. La journée où nous y allons, il règne une chaleur tropicale, étouffante. Après une bonne bouffe, les garçons profitent même de la rivière pour se rafraîchir malgré son étrange couleur brune opaque, son fond insondable et sa température de bain tourbillon. En après-midi, on s'embrasse, on se quitte. Les québécois restent un peu pour visiter l'hrrible Casino de Tigre. À mon avis, ça ressemble beaucoup aux salles de réception qu¡on peut louer à Laval pour des partys de bureau ou autres réceptions. Avec les murs en tapis... Imaginez ça sur plusieurs étages avec des serveuses "VIP" en costume rouge bouffant et brillant style hôtesse de l'air d'un film impossible de la fin des années 60 qui fait un gros cul... Et des machines à sous... On est pas resté longtemps.

Je raccompagne les tout-petits à la station de train et insiste pour qu'ils viennent me rejoindre sur la plage dans les prochains jours. Moi, je vais rejoindre les filles à l'auberge de jeunesse où nous nous installons pour attraper le bateau de 7h30 le lendemain matin. Je passe une nuit horrible en compagnie de 2 américains qui atterrissent à 2 h du matin et qui vont ronfler jusqu'à mon départ 4h plus tard.

L'embarquement du bateau est fastidieux; tout est broche-à-foin. Il y a à peu près 200 personnes réunis dans un tout petit espace et divisées en 4 ou 5 files d'attente qui s'entortillent, s'entre-mêlent si bien qu'on ne sait plus où on attend et pourquoi. On nous avait dit d'arriver 1h d'avance, on part 2h30 en retard. Par contre, la balade vaut la chandelle. Contrairement aux Buquebus (gros traversiers qui coûtent une fortune et sont beaucoup plus rapides parce qu'ils coupent directement à travers le Rio de la Plata), le petit bateau doit longer les rives, emprunter des canaux, traverser des îles; c'est magnifique!

Nous arrivons en Uruguay vers midi. Nous traversons les douanes sans peine avant de prendre un autobus pour Colonia... (à suivre)

Posted by lomtron 7:34 AM Comments (0)

Iruya (le roman) 2

Deuxième partie

28 décembre, me voilà de retour dans la capitale. Joyeux Noël à tous. Je vais bien, mais j'étais épuisé, hier en descendant de l'autobus. J'ai même dû refuser l'invitation de Katya (une très très jolie Mexicaine) d'aller prendre un verre avec les copains. Je vais devoir trouver un moyen de remettre ça. Le 25 décembre, J'ai croisé Alexis et Maude à Mendoza pour la Noël. Ils avaient préparé leur appartement comme il se doit: tableaux de la nativité et de la Passion, sapin, crèche, nappe avec des cloches etc. Nous avons manger des empanadas en buvant du bon vin. Nous avons clôturer en errant dans les rues de Mendoza au bruit des millers de pétards en buvant du mousseux au goulot...

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(La suite)

et... je LA vois.

Mon premier regard posé sur Elle est en fait un "double-take"; vous savez, il s'agit d'un premier coup d'oeil bref et distrait suivi immédiatement et par réflexe d'un second qui tient à s'assurer que le premier a bien vu ce qu'il a vu. En fait, je la devine plus que je ne la vois parce que l'intérieur du véhicule est sombre et qu'elle est à contre-jour, de profil à la fenêtre. Mais à partir de ce moment, Elle devient un sujet fascination ou, mieux encore, la conviction profonde que tout jusqu'ici devait me mener jusqu'à elle. Aussi soudainement qu'une éclaircie dans un ciel opaque, la journée devient radieuse et la route incertaine vers Iruya, un monde de possibles.

Au moment où je m'assois, Elle est en pleine conversation mi-anglais mi-castellano avec une jeune femme rousse, une Écossaise comme je l'apprendrai plus tard. Étant installée dans la rangée précédente et opposée à la mienne, à ma droite, je peux l'observer à loisir sans qu'elle s'en aperçoive (si je le fais discrètement). Et ce n'est pas une chose aussi simple qu'il n'y paraît, c'est à dire que je n'ai pas du tout envie de la regarder discrètement. Au contraire. Je n'y pense pas alors, mais en écrivant ces lignes, je me rappelle un film récent, divertissant sans plus dont j'oublie le nom et dans lequel un jeune étudiant peintre et insomniaque se découvre le talent d'arrêter le temps mentalement pour observer ses modèles à loisir. Dans une allée d'épicerie, partout. Il les dénude avec une simplicité respectueuse, passionnée et essaie de décrire ce qui les rend uniques, belles. Pour les peindre plus tard. C'est ce que je voudrais pouvoir faire. Mais n'allez surtout pas imaginer que j'essaie de la déshabiller des yeux. Non, le sens d'observation que j'exerce ici en est un beaucoup plus subtil. Je dois m'astreindre à la sentir, dans l'air: ses mouvements aussi infimes soient-ils, ses mots à peine audibles tout en m'efforçant de regarder partout ailleurs... et si parfois mes yeux se posent sur Elle, c'est par hasard parce que je regardais le paysage à travers sa fenêtre... Heureusement, il y en a des choses à regarder, une infinité... (à suivre)

Posted by lomtron 7:34 AM Comments (2)

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